ÉPISODE 03
Une fois entré en fonction, je commençais enfin à m’épanouir et à vivre une vie de luxe, la vie de mes rêves, je n’avais plus autant de soucis qu’auparavant, mon salaire arrivait enfin à me satisfaire amplement à un tel point ou cela débordait même, il ne me restait plus que quelques problèmes à régler dont, Madame Anissa, ma patronne. Ah ma patronne, si elle savait elle aussi ce que je lui réservais, elle qui m’avait humilié et viré devant mes collègues qui se sont empressés de me montrer leur vrai visage et de se mettre à se moquer comme des vautours ou des hyènes, ces hypocrites ne manquèrent pas une seule minute sur le moment pour partager la nouvelle et en faire un sujet de railleries.
Mais au bout du compte ce n’était pas si mal que tout cela se produise, parce que maintenant j’étais leur supérieur hiérarchique, je pouvais les dégager quand je le voulais et comme je le voulais, les faire faire des heures sup même si cela me chantait. Et heureusement pour moi que j’ai refusé de perdre ma dignité et d’aller sous le bureau, dans l’espoir de garder mon poste. Je savais que si j’acceptais de me plier aux désirs narcissiques et pervers de Madame Anissa, elle me jetterait comme un vulgaire torchon après la toilette.
Et puis de toute façon, une fois que l’on obtient gratuitement une chose que l’on désirait ardemment, cette chose n’a plus tant d’intérêts que ça, je le savais que je finirais comme un de ces vulgaires garçons à qui elle demande des vils services pas très catholiques, un coup d’un soir ! Pour qui, diable pouvait-elle me prendre celle-là ? Hors de question d’être son vulgaire prostitué, j’aurais à la fois commis de l’adultère mais en plus, j’aurais perdu mon travail, ma valeur et ma dignité d’homme. Comment pourrais-je me regarder dans la glace après cela. Ah, Madame Anissa ! Elle m’en a fait voir de toutes les couleurs celle-là !
Cependant je savais aussi que, l’infidèle, intéressée, ingrate, femme de joie avec qui je m’étais marié, s’empresserait de revenir me déranger avec ses histoires à dormir debout, je craignais même qu’elle me fasse payer une pension alimentaire pour un enfant qui n’était pas de moi, il fallait que j’en finisse vite avec elle, il fallait que j’appuie Madame Anissa, ma patronne pour qu’elle lance ses sept milles avocats sur elle et l’anéantisse ! Bien entendu, il était hors de question de débourser la moindre somme pour payer des honoraires à un tierce avocat, ces menteurs en robe noire, munie d’une espèce de torchon blanc au milieu (on appelle ça une toge). Bref, dans mon plan, toutes les dépenses pour le divorce seraient à la charge de Madame Anissa, mais comment faire pour qu’une femme aussi perverse et intéressée m’aide de bon gré à me débarrasser, d’une sorcière comme mon épouse ?
Il fallait que je trouve quelque chose, je n’avais vraiment pas envie de me voir payer des indemnités ou même des pensions pour élever un enfant dont je ne suis même pas le père, ni à revoir la face de rat de ma femme. J’ai donc pensé à faire croire à ma patronne que je l’épouserais, mais qu’il fallait qu’elle m’aide à divorcer de ma femme, que cela me créait énormément de stress, chose vraie. J’avais des sueurs froides, à l’idée de devoir débourser mon argent dans des futilités comme des procédures de divorce interminables, ou même des pensions. Je lui ai donc dis que je l’épouserai, à condition qu’elle me débarrasse de mon mariage qui me pesait énormément et même que ça pouvait affecter mes performances sexuelles, je la tenais sur ce coup parce que ma patronne, Madame Anissa, était nymphomane.
Hahahaha, elle m’a cru et a entamé la procédure. En un rien de temps, je fus enfin divorcé de cette femme infidèle, paresseuse et ingrate qui m’a trompé à de nombreuses reprises pendant et même avant son vulgaire et soi-disant voyage d’affaires. Bref, me voilà débarrasser d’elle, il ne me reste plus qu’à me débarrasser de ma patronne qui, n’est que de plus en plus en chaleur et excitée à l’idée que je devienne son mari. Qui ? Moi, je ne pense pas non, je comptais bien l’éviter encore longtemps. Mais comment faire cela ? Ce n’était pas un jeu d’enfant, si elle comprenait que je la prenais pour une conne, elle m’écraserait comme un vulgaire cafard.
Mais ne me traitez pas de menteur, de manipulateur ou de je ne sais quoi. Elles le méritaient toutes les deux. Il me fallait des conseils, des conseils de quelqu’un de sage. Et qui d’autre que mon oncle pour m’aider dans une telle situation, je vivais la belle vie, mais mon monde pouvait s’écraser à tout moment. Il fallait donc faire vite, très vite même. J’ai donc décidé de me rendre chez lui pour qu’il m’aide à trouver la solution à mes problèmes, c’était le seul dont les conseils pouvaient m’aider à me sortir de cet énorme bourbier dans lequel j’avais fourré sans la moindre mesure mes deux pieds.
Alors, j’ai pris un congé d’une semaine, un congé payé, évidemment. Pour qui me prenait-elle celle-là ? Je n’allais pas lui faciliter la tâche et j’étais bien décidé à l’asphyxier financièrement comme elle allait le faire avec moi il y’a peu et la déposséder rapidement de ses biens pour éviter le pire. Sachez, qu’une femme avec du pouvoir peut être toute aussi dangereuse voire même extrêmement dangereuse et bien plus qu’un homme. Il s’agissait donc d’agir vite. Alors je me rendis donc chez mon oncle qui me recueillit, les bras ouverts. Nous discutâmes de tout et de rien pendant des jours, puis le jeudi vint et j’avais eu le temps de réfléchir à comment lui parler de mon problème, sans qu’il éclate de rire, de peur qu’il se tue, le pauvre il se faisait déjà vieux lui aussi.
Mais à peine, commençais-je mon récit, que ce farfelu, que j’aime et que j’adore éclata de rire. Il riait à gorge déployée, c’était un rire contagieux donc j’ai eu mon lot de rigolade aussi, puis vint le moment où il reprit ses esprits et me dit qu’il ne fallait aucunement que je crois Madame Anissa, ma patronne naïve, « garde toujours un troisième œil ouvert, sur ta nuque » Qui ? Ma patronne ? Cette nymphomane-là ? Je la contrôlais avec le sexe et elle me mangeait dans la main, comment pourrait-elle ruser dans des circonstances pareilles ?...