III Deux amisCe portefeuille, Tibério l’avait encore vu à Tue-la-Mort lors de leur dernier voyage à la festa. Pour qu’il fût en la possession de la Chiffa, il fallait que l’aubergiste l’eût donné à celle-ci, soit à Nice même, soit dans les derniers rendez-vous du grenier. Tous les soupçons de ce dernier se précisaient si bien qu’en face de ce portefeuille Tibério ne douta plus de l’infamie de Tue-la-Mort. Ses yeux s’injectèrent de sang, sa gorge se gonfla d’un râle féroce. Ses mains tremblantes ouvrirent le portefeuille. Il n’y trouva que quelques cartes illustrées à l’adresse du Petit-Chaperon-Rouge… mais il avait dû contenir de l’argent, une somme pour laquelle la Chiffa s’était vendue. Derrière lui, celle-ci s’était redressée tout à fait. Elle le regardait faire. Elle avait un sourire


