III Entre l’amour et la mortDiane ne fut pas longtemps à s’apercevoir qu’il y avait quelque chose de changé dans les relations entre les deux fiancés : maintenant, ils ne se quittaient plus, et leur amour, trop longtemps contraint, prenait à peine le temps de se déguiser, même en sa présence. M. Ovilla, du reste, ne manquait point de se réjouir devant sa femme du bonheur de ces jeunes gens et l’engageait à en prendre sa part le plus sérieusement du monde. Il n’avait point l’air de s’apercevoir du supplice qu’il lui imposait, et Diane avait grande hâte que cette affreuse comédie se terminât le plus tôt possible par la bonne tragédie qu’elle avait préparée. Elle n’avait point revu Tue-la-Mort, mais elle ne pensait qu’à lui ! Deux jours déjà s’étaient écoulés depuis le rendez-vous de la fo


