II Où il est prouvé que la vertu est toujours récompenséePaolo était comme ivre. Il ne savait où diriger ses pas. Il s’appuyait aux arbres pour ne point tomber. Il y a des paroles inattendues qui étourdissent plus sûrement que le plus traître breuvage. Ce pauvre jeune homme venait d’apprendre bien des choses en un quart d’heure : d’abord que sa maîtresse avait appartenu à ce rustre de Tue-la-Mort, ensuite, qu’elle était capable de tous les crimes. Pour empêcher son mariage, à lui, Paolo, elle n’hésiterait pas à faire assassiner son mari et à promettre sa main à l’assassin. Ovilla était condamné à mourir avant mercredi, mardi soir, dernière limite. Tout cela était effroyable ! Tout cela, cependant, était très clair. Qu’allait faire Paolo ? C’est ce qu’il se demandait. S’il parlait, il t


