II Angelo !… Angelo !…Le chalet était en effet occupé, dans le moment, par l’abbé Pasquale. Depuis que celui-ci avait commencé de prêcher la retraite aux enfants d’Ena, il aimait, dès qu’il avait quelques heures de liberté, à venir s’enfermer dans cette solitude. Il y trouvait le recueillement dont son âme agitée avait besoin. Même il avait passé là des nuits entières à prier et à s’interroger et à se déchirer. Que l’on ne s’étonne point d’un aussi singulier état d’esprit. D’aucuns trouveront monstrueux que ce prêtre n’eût point, depuis longtemps, abandonné définitivement toute idée de vengeance et qu’il n’eût point étouffé le souvenir du serment prononcé sur la tombe de la Maddalena sous le poids autrement formidable du serment prêté par le ministre à son Dieu ; ceux-là, nous le répéto


