Mais tout a une fin. Le jour du premier saut en parachute était arrivé. Et comme Edmond avait été repéré pour sa robustesse et son aisance, il eut droit à une faveur. En marchant vers le Transall qui devait les larguer au-dessus de la zone de saut, il ne savait pas encore. Plus il approchait, plus il sentait ses jambes mollir. L’arrière de l’avion était largement ouvert et ils montaient à la queue leu leu, silencieux, respirant à plein poumon l’odeur de kérosène brûlé des moteurs de l’avion qui tournaient déjà. Cette odeur lui semblait familière tant elle ressemblait à celle de la fumée qui lui avait empli les narines depuis son enfance. À mesure qu’ils embarquaient, ils s’asseyaient de chaque côté, le long de la carlingue, sur des sièges rudimentaires. C’était clair, ils ne partaient pas


