Le lendemain, après de longues heures de bataille infructueuse et d’autres séances d’étouffement, les femmes en blanc cèdent. Dorénavant, le bébé sera nourri au biberon qu’elles finissent par apporter avec un air de dégoût. Cette femme ! Déjà son mari qui ne tenait pas debout, ce marmot incapable de téter et maintenant la honte absolue, la régression maximale, le biberon ! Ici, on choit celles qui allaitent, dans ce tableau si émouvant de la mère au sourire niais, couvant du regard son nouveau-né goulûment accroché à ses mamelles regorgeant de liquide nutritif, interprétant chaque inflexion de pure satisfaction stomacale du bébé comme un embryon de sourire, réservé à elle, forcément, la mère, celle qui l’a porté, et qui regrette déjà ces jours bénis où elle était grosse, admirée, choyée, o


