Gustave écoutait chaque soir les émissions londoniennes. Marie et Anne montaient parfois le rejoindre pour en profiter également. Avec ces nouvelles, l’audace des Résistants augmentait, mais avec elle, la répression policière. Si la Gestapo sévissait, les services de police français n’étaient pas en reste. Gustave assurait de plus en plus de gardes d’immeubles où siégeaient les institutions du régime, cibles des attentats. Les consignes de son groupe de résistance étaient claires : pas de zèle, obéir docilement à sa hiérarchie policière, pas question de se faire remarquer. « Quand il faudra agir, on vous le dira. » Il se doutait que tous ne devaient pas être maintenus en attente. Il savait que des actes de sabotage sur les lignes téléphoniques de la préfecture avaient été perpétrés, que d


