XLVIIILe pistoletMais le père ne doutait plus. – Où sont les huit cent mille francs ? poursuivit-il d’une voix terrible. – Comment voulez-vous que je le sache ? – Eh bien, je le sais, moi. Ce n’est pas à l’Opéra que vous êtes allé ce soir, c’est chez cette fille qui s’appelle, je crois, la Cléopâtre. On m’a appris qu’elle donnait une fête, il fallait payer les fleurs et les violons ; il fallait payer les robes, les diamants, le souper, le jeu… que sais-je ? Ne pouvant plus puiser ici à pleines mains, vous avez puisé dans la poche d’un galant homme qui était venu ici me confier qu’il avait de l’argent. Et sans doute, la Cléopâtre était de moitié dans cette odieuse action. – Cléopâtre ! ô mon père, vous ne la connaissez pas ! – Voilà enfin un cri parti du cœur. Ainsi, vous défendez cett


