Nous restâmes longtemps en cet endroit magnifique. Au-dessus de nous s’élevaient bien haut les rochers éternels ; le vert des plantes de la Nature s’étendait sous nos pieds ; et, au loin, le reflet du couchant éclairait la pénombre du doux crépuscule sur les rides de la mer. Assis main dans la main, nous parlâmes peu, mais le silence était un poème, et le bruit de la mer et le battement de nos cœurs étaient un hymne à la gloire de la Nature et du Dieu de la Nature. Nous ne parlâmes plus de l’avenir car, maintenant que chacun d’entre nous était sûr d’être aimé, l’avenir nous angoissait peu. Nous étions contents. Après avoir échangé notre dernier b****r et nous être séparés sous l’ombre du rocher, je la regardai partir chez elle dans le crépuscule et puis, moi aussi, je m’en allai. Au pie


