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Sombre reflet

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Maria, française d'origine sénégalaise et tout juste majeure vient d'avoir le Bac et s'apprête à commencer une nouvelle vie d'étudiante, qui, elle espère, lui permettra de vivre enfin une vie moins calme et tranquille que celle qu'elle a toujours vécu depuis sa naissance. Mais elle est loin, très loin d'imaginer que ce désir de ''vie mouvementée'' va bientôt se réaliser et que l'entrée d'une personne dont elle ignorait jusque là l'existence va lui faire vivre bien des tourments. Entre amour, déception, trahison, chacune trouvera-t-elle la meilleure place pour s'épanouir.

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1.Prologue
 Biarritz, France 30 juillet  Pdv Maria   La vague d’eau me fouetta de plein fouet et cela me fit rire.   Cédric, en me tirant toujours plus loin dans l’eau : Allez ma Chiwi, on va faire la course.   Moi, joyeuse : Oui. Le premier qui arrive vers la bouée qui est là-bas, gagne un gage.   Cédric : Ok. À « 3 », on y va.   Moi : Ok.   Cédric : 1,2,3.   J’arrivai la première à la bouée et je criai de joie. On était tout aussi bien, l’un que l’autre, de bons nageurs, mais aujourd’hui, je savais que j’étais particulièrement avantagée, parce que j’étais en meilleure forme physique et psychique que lui. On retourna à la nage vers la plage et on alla rejoindre les autres sous les parasols. Mario et Julien qui surveillaient nos affaires en profitèrent pour aller dans l’eau. Je sortis un paquet de biscuits et le partageai avec Cédric.   Moi : Donc tu me dois un gage.   Cédric : Oui. Qu’est-ce que tu veux que je fasse ?   Moi : J’aimerais qu’on sorte ce soir en boîte de nuit avec les autres et qu’on s’amuse comme des fous.   Cédric, surpris : Toi, tu veux aller en boîte de nuit ?   Moi : Oui. J’aimerais bien y aller pour une fois et qu’on puisse faire la fête. Depuis le temps que je rêve de pouvoir aller en boîte de nuit.   Cédric, amusé : Tu veux que ta mère nous tue, en commençant par moi.   Moi : Est-ce que tu vois quelque part l’ombre de ma mère dans cette ville ? D’abord, cher jeune homme, j’ai 18 ans, je viens d’avoir le bac et je te rappelle que je suis dans cette ville avec toi, avec son aval. Ça veut dire qu’elle a maintenant compris qu’elle peut laisser du lest.   Cédric : Je n’ai pas trop envie d’aller en boîte de nuit.   Moi : Tu ne peux pas refuser. C’est mon gage.   Je lui fis mon regard de biche, celui auquel il n’arrivait jamais à résister.   Cédric : Ok. Mais ce n’est vraiment pas sympa.   Moi : Tu vas voir. Ça va te détendre.   Se détendre, il en avait grandement besoin. Cédric Cellier était mon meilleur ami. On était amis depuis le primaire et c'était le mec le plus gentil, le plus sensible, le plus doux que je connaisse. C'était un jeune garçon d'un an, mon aîné. Mais on s'entendait comme de paires d'oreilles. Lol. Sa mère était la femme du frère de mon beau-père. Je sais, c'est assez compliqué comme situation, mais bref, c'était mon cousin de cœur et au fil des années, nos liens affectifs s'étaient beaucoup resserrés. Il était un brun aux yeux bleus et sa peau pâle différait de ma peau caramel, mais on était bien la preuve que l'amitié et la famille n'avait pas de couleur. Moi, j'étais née de deux parents d'origine sénégalaise, mais ayant fait leur vie à Paris. J'étais le seul fruit de leur union, mais j'avais un frère issu du remariage de ma mère et un frère et une sœur du côté de mon père. Le mari de ma mère était un homme blanc et mon père s'était remarié avec une sénégalaise. Ils ne s'entendaient pas vraiment bien, mais ils faisaient le maximum pour rendre ma vie partagée entre les deux, le plus paisible possible. Ma mère était une maman très aimante, mais elle était parfois un peu étouffante. Mais l'obtention de mon bac avec la mention assez bien et mes 18 ans révolus l'avaient enfin convaincue que je pouvais enfin vivre sans qu'elle soit toujours sur mon dos. Pour la première fois, j'avais enfin pu partir seule pour une semaine de vacances avec mes cousins. C'était mon cadeau pour le bac. Je savais qu'elle avait vraiment dû se faire violence pour me laisser partir seule, mais elle ne pouvait pas me refuser cela. Bien sûr, elle appelait chaque jour pour voir si tout allait bien, mais j'arrivais quand-même à profiter de cette liberté que je n'avais jamais connue. J'étais descendu à Biarritz dans la maison de vacances des parents de Cédric avec son frère Julien, sa sœur Émeline, nos autres cousins Mario et Clara. On avait tous entre 17 et 20 ans. Clara et moi, on avait eu le bac cette année, alors on était un peu les starlettes du groupe. L'ambiance à la maison de vacances était très joviale depuis notre arrivée, il y a deux jours et cela aidait beaucoup Cédric a oublié le chagrin d'amour qu'il essayait de soigner depuis deux mois. Sa petite amie Élodie l'avait quitté et le petit sensible qu'il était, vivait un peu mal la séparation après 7 mois de relation. Cette soirée en boîte lui fera sûrement beaucoup de bien. J’en suis sûre. Mon portable sonna et me fit sortir de mes pensées. Je vis que c’était Maman.   Moi : Allô, Maman.   Maman : Allô, Maria. Ça va ?   Moi : Oui. Maman. Je vais bien.   Maman : Où es-tu actuellement ?   Moi : On est à la plage. Je t’avais dit qu’on allait passer la journée à la plage.   Maman : Oui. C’est vrai. J’espère que tu fais attention.   Moi : Maman, je sais nager et il y a un maître-nageur qui surveille. Maman : Oui. Mais ce n’est pas une raison pour faire des imprudences. N’oublies pas que tu es ma fille unique.   Moi : Ne t’inquiètes pas, je fais attention. Je rentrerai lundi, saine et sauve. Je ne ferai pas des imprudences.   Maman : Ok. Bon. Je raccroche. J’ai juste quelques secondes pour t’appeler. Je te rappelle ce soir.   Moi : Ok. À ce soir, Maman.   Maman : À ce soir. Embrasses-moi les autres.   Moi : Ok.   Elle raccrocha. Je souris à Cédric qui m’observait.   Moi : C’était ma maman.   Cédric : J’avais compris. J’aimerais bien voir sa tête quand tu lui diras que tu sors ce soir en boîte de nuit.   Moi : Tu penses sérieusement que je vais le lui dire ? Elle risque de prendre le premier train pour Biarritz. Elle n’est pas encore prête pour une telle information.   Cédric, en riant : C’est clair. Lisa Faye est un peu excessive dans ses actes. D’ailleurs, je n’ai jamais compris pourquoi elle est comme ça avec toi ?   Moi : Si seulement, moi aussi j’avais la réponse à cette question. Ma mère était toujours sur le qui-vive, dès qu’il s’agissait de moi. Je n’avais pas le droit de sortir seule jusqu’à mes 16 ans. Jusqu’à la fin du collège, elle m’accompagnait chaque jour en voiture à l’école. Puis au lycée, elle avait accepté de ne plus m’y amener à la condition que je ne fasse pas le chemin toute seule. Du coup, Arnaud, un camarade de classe qui n’habitait pas loin de notre maison, m’avait servie de chaperon pendant mes trois années du lycée. Et cette dérogation , c’était que pour le jour. C’était presque impossible de sortir la nuit. Je n’avais JAMAIS participé aux sorties nocturnes de mon groupe d’amis. Ma mère avait toujours refusé que je sorte la nuit, disant que Paris était une ville trop dangereuse, la nuit. Je n’ai jamais compris pourquoi elle avait autant peur pour moi. Il n’avait jamais été question que je rentre seule la nuit après avoir fait la fête. Bref, c’est vous dire que ce soir, j’allais bien profiter de ma première sortie en soirée sans prévenir Mme Perrault.   ***************   Dakar, le même jour   Pdv Victoria   Je regardai les fossoyeurs boucher le trou où la personne la plus importante de ma vie allait désormais reposer. Ma douleur était indescriptible, mais après m'être préparée depuis un an à cette séparation définitive et après avoir tant pleuré, aujourd'hui j'étais juste trop anesthésiée. Ma tante Céline me toucha l'épaule, je me tournai vers elle.   Tata Céline, la voix cassée : On y va.   Je me laissai conduire hors du cimetière. De retour chez ma tante, on reçut les condoléances. Je ne connaissais pas la plupart des personnes qui étaient venues gentiment compatir à notre douleur. Il faut dire que ma mère et moi, on avait vécu dans le sud pendant des années. C'était à cause de sa maladie que Maman avait accepté de déménager à Dakar. Ça nous avait permises de souffler un peu. Ma tante et sa petite famille s'étaient vraiment bien occupées de nous et je ne comprenais pas d'ailleurs pourquoi Maman avait attendu que sa maladie devienne ingérable pour enfin accepter la proposition de ma tante de la rejoindre à Dakar. Je donnais machinalement la main, sans faire attention à ceux qui se succéder devant moi, quand tout à coup une main garda prisonnière la mienne. Je levais les yeux et vis un homme me dévisageait bizarrement. Pourquoi me regardait-il comme ça ? Se rappelant que beaucoup de personnes faisaient la queue derrière lui, il lâcha ma main et continua à présenter ses condoléances aux autres. À la fin des condoléances, me sentant très mal, ma tante me conseilla d'aller me reposer dans ma chambre. Ma cousine me fit manger quelques biscuits et me fit prendre un petit cachet pour mon mal de tête avant que je me couche. Je finis par m'endormir. Je me réveillai une heure plus tôt quand mes cousines vinrent voir si j'allais bien. Elles m'annoncèrent que le dîner était en train d'être servi. Je descendis dîner avec elles.   ************   Une semaine après   Je m’assis silencieusement devant ma tante et mon oncle. Je sentais que la réunion était sérieuse.   Tata Céline : Vicky. Ta mère a été enterrée, il y a une semaine hier. J’attendais que le calme revienne dans notre maison pour qu’on parle sérieusement du futur. Tu es la seule fille de Carole et tu es ma filleule. C’est vrai que mon frère David se porte aussi volontaire pour te prendre chez lui, mais ta mère et moi, on s’est accordées pour que je devienne ta tutrice. Tonton Hector que voilà, est d’accord pour que tu restes avec nous jusqu’à ce que Dieu te donne la grâce de te lier à celui qu’il t’a choisie comme mari. Tu es ici depuis un an et tu as vu toi-même que tu as été considérée dans cette maison comme un membre de la famille. Alors rassures-toi, cela continuera, même si ta mère n’est là.   Moi, reconnaissante : Merci, Tata.   Tata Céline : C’est normal, ma fille . Tu es de mon sang et je ne fais rien d’extraordinaire. Je compte toujours tenir ma promesse. J’ai fait aussi une autre promesse à ta mère que j’ai décidé de tenir aujourd’hui. Ta mère m’a demandée de te donner le nom de ton père, je vais te le dire aujourd’hui . Ton père s’appelle…   Moi, la coupant : Pardonnes-moi, Tata, mais pour le moment, je ne veux pas connaître son nom.   Elle regarda son mari, surprise, puis reposa ses yeux sur moi.   Tata Céline : Pourquoi ?   Moi : Tata, mon père n’a même pas pensé à s’inscrire son nom sur mon extrait de naissance. Il n’a jamais cherché à me connaître. Ma mère s’est démenée toute seule pendant des années pour me prendre en charge. Elle m’a toujours répondue quand je lui demandais comment il s’appelait, que c’était un homme qui lui a fait beaucoup de mal. Aujourd’hui, j’ai mal, parce que j’ai perdu Maman. Par loyauté pour elle, je ne veux pas connaître son nom. D’ailleurs, même si tu me dis son nom, ça ne va pas changer son attitude de rejet envers moi. S’il te plaît, Tata, ne me fais pas plus de mal.   Tata Céline : D’accord, ma fille. Tu dois être un peu chamboulée actuellement. Mais quand tu te sentiras prête à connaître son nom, fais-moi signe.   Moi : Merci, Tata.   Tata Céline : Tu peux partir. Pour le moment, c’est tout ce que je voulais te dire.   Je me levai et quittai la pièce.    

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