La visite

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Chapitre 4 : La visite ********Donna******** Je vois Vernon arriver, je me dépêche d'écraser ma cigarette en toute discrétion. - Bonjour votre majesté ! - Bonjour monsieur Chavins ! - J'attends la personne qui doit m'accompagner ici ? - Ah mais c'est moi qui vais vous accompagner ! - Ah bon ! - Nous sommes dimanche aujourd'hui ! Je ne vais pas faire déplacer Fernand ! C'est pour le soulager un peu que je vous embauche, ça serait incohérent que je le fasse venir. - D'accord ! Je comprends votre logique. - Robby, je te présente la reine de Badelvie. Tu dis bonjour ? Robby qui ne parle pas encore bien du haut de ses deux ans me fait un mignon petit signe de la main. Je me mets à la hauteur de l'enfant ! - Bonjour jeune homme ! Je m'appelle Donna et toi ? - Robby ! - Robby ! Mais c'est un très joli prénom ! Tu m'as l'air adorable ! Alors vu que tu es un adorable petit garçon, tu pourras m'appeler Donna. Je sors une petite peluche de ma poche. - Voilà pour toi ! - Merci ! Je vois l'homme me regarder. Peut-être ais-je fais une bêtise. - Je n'aurais pas dû ? - Vous êtes tellement gentille ! - Je suis maman moi aussi ! J'aime les enfants, vous savez ! - Je n'en doute pas ! Vous avez adopté votre belle-fille, c'est bien ça ? - Oui, Beverly à vingt-deux ans maintenant ! Je l'ai adopté car elle n'avait plus personne. C'est un peu tabou dans le royaume, mais j'ai deux autres filles aussi Abigail et Emily que j'ai adopté il y a cinq ans. Elles ont treize ans aujourd'hui ! - Pourquoi tabou ! - Ah ben parce qu'elles ne sont pas de sang royal ! Les gens sont encore dans leur bulle dans ce royaume ! Je veux bien admettre que nous sommes un peu isolés sur cette île, mais il faut vivre avec son temps ! - Je vous donne entièrement raison ! - En tout cas, je ne sais pas si je peux me permettre de vous dire ça, mais votre profil est plutôt atypique ! Reine célibataire avec trois enfants ! Je suis admiratif, vous avez du mérite ! - Ne vous en faites pas, vous ne dites rien de mal ! Vous savez, je suis la reine, mais ouverte aux conversations. Je veux qu'on me respecte, mais je ne veux pas pour autant qu'on chuchote dans mon dos car on a peur que la conversation m'offusque. - Je crois l'avoir compris ! - Mon royaume n'est pas excessivement grand et je ne veux pas avoir la prétention de me montrer hyper puissante, ce n'est pas le cas. Je suis bien loin d'être la reine d'Angleterre ou d'Espagne. Je ne vaut pas mieux que qui conque vivant dans ce royaume. - C'est tout à votre honneur, mais vous restez tout de même notre reine ! Puis on parle tout de même de Badelvie, un royaume de plus de huit cent milles habitants ! - Oui, il y a du monde, c'est sûr ! Mais ça reste gérable ! - On y va ? - Oui bien sûr ! Je vous suis ! Je l'accompagne à pied devant le lotissement. - Voilà ! - Mais c'est vraiment à côté ! - Oui, c'est pas loin ! Il y a un code pour entrer. C'est le numéro de votre maison suivi de 0104. - D'accord. Pourquoi 0104 ? Je le regarde avec un petit sourire. - Vous posez beaucoup de question vous ? - Désolé ! Je me disais que c'était un code mémotechnique. - Bien vu ! Après cette question est décevante. - Désolé si je vous ai offusqué ! Je commence bien mon entrée on dirait ! - Je plaisantais ! 0104 c'est ma date d'anniversaire. - Ah d'accord ! Excusez-moi ! J'avoue que je n'ai pas analysé votre parcours de vie et je ne me suis pas attardé sur votre vie privée qui ne me regarde pas. Je le regarde en souriant. - J'aime les gens comme vous. Vous ne cherchez pas à me faire du zèle en croyant que je serais flatté que vous sachiez tout sur moi. Nous rentrons dans la petite maison plain-pied de soixante-dix mètres carré et l'homme semble très impressionné. - Je n'ai jamais vécu dans une demeure aussi grande ! - Je vous rassure, c'est plus grand que mon bureau ! (souriant) Il me regarde et sourit. - Touché ! Ceci étant dit, j'espère que ma remarque ne vous a pas contrariée ! - Pas du tout ! Mais j'avoue que ça me fait plaisir de vous charrier pour le coup ! - C'est de bonne guerre ! - Je vous fais visiter ! - Je ne voudrais pas abuser de votre temps ! - Je vous le propose et j'avoue que je n'apprécie pas trop qu'on me refuse quelque chose ! Vous ne voudriez pas froisser la reine ! - Absolument pas votre majesté. (souriant) J'avoue que j'évite de le regarder quand il me sourit. Il a un sourire charmant et cet homme est vraiment très séduisant. Je lui montre la salle à manger ouverte sur la cuisine. - C'est une belle pièce de vie ! (dit-il) - Oui, c'est vrai ! - Il y a une cheminée ! - Oui, il y a un peu de bois dehors, mais vous pourrez vous en faire livrer plus tard. Vous avez du stock pour deux mois mais vous en aurez pas besoin ses prochains mois. - Oui, c'est sûr ! - Je lui montre la chambre d'enfant ! - Voilà, j'ai fait remettre cette pièce à neuf pour votre enfant ! - Mais c'est magnifique ! Merci à vous ! - Et là, c'est la chambre parentale. J'ouvre la pièce qu'il regarde. - C'est parfait ! Que dire de plus. J'avoue qu'une pensée me traverse l'esprit à ce moment-là ! Pourquoi d'un seul coup il me prend l'envie de dormir dans ce lit et encore, quand je dis dormir c'est un euphémisme ! Mais qu'est-ce-qui me prend !? Je n'ose même plus le regarder. Nous revenons dans la pièce de vie. - Je vous ai fait livrer quelques provisions pour la semaine. - Merci à vous ! - Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous pouvez joindre le concierge au numéro un. - D'accord ! - Mais il y a tout votre personnel ici ? - Oui ! - Nous ne sommes que sept ? - Huit. Deux gardes partagent la même maison. - Je pensais qu'une reine avait besoin de plus de personnel ? - J'ai Charlotte la secrétaire et son mari, le concierge Fernand dont je vous ai parlé, Hanna mon assistante et porte-parole avec son mari et ses enfants, Ben et Gustave qui sont les gardes, mais ils vivent ensemble, ils sont frère. Maria mon aide ménagère, Elizabeth la comptable et maintenant vous. - D'accord ! J'aurais l'occasion de les rencontrer ! - Oui, l'ambiance est bonne. Je sais que le samedi, ils font des repas entre eux. C'est vraiment conviviale. Sur ce, je vous laisse vous installer. Bonne soirée et, à lundi neuf heures. - D'accord ! Merci ! Je m'en vais et rejoins mon manoir. J'avoue que cet homme ne me laisse pas indifférente. Et si c'était lui dont la fameuse médium m'a parlé il y a quelques années, un homme que je rencontrerais par hasard dans des circonstances malheureuses. Mon dieu et si c'était mon âme sœur. Je l'aurais rencontré par hasard comme ça ! Je dois vite me l'enlever de ma tête. Sa femme est morte il y a peu de temps, il n'a sans doute pas fait le deuil. Que ferait-il d'une reine qui a raté sa vie amoureuse !? Le lendemain, il commence son travail. Fernand lui montre ce qu'il y a à faire. Il en profite pour lui dire le fond de sa pensée. A suivre
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