Chapitre onzePour se donner une contenance et gagner quelques secondes, Paul se retourna et fit mine de regarder par la vitre arrière. La chance voulut qu’il aperçoive une femme penchée à une fenêtre située au dernier étage d’un immeuble à appartements. Elle finissait d’arroser une plante d’un rouge agressif. Cette scène lui donna l’inspiration qui le sauva. — En vérité, ce sont eux qui me surveillent, mais j’ignore comment. Nous avons donc convenu que lorsque j’aurai du neuf, je dois simplement poser un journal contre la vitre de la fenêtre de ma chambre. Celle-ci donne sur le boulevard. Si c’est le matin, je dois sortir de l’hôtel à onze heures précises et marcher vers l’université. Si c’est l’après-midi, je dois faire de même à dix-sept heures. Je ne sais pas ce qui se passera ensuite


