La dépréciation qui frapperait les charges à la suite d’une telle loi devrait être considérée comme un accident de force majeure ; personne n’en serait responsable. L’agent qui a payé sa charge 300 mille francs en 1848 et qui l’a revendue deux millions en 1859 n’était pas obligé de dire au gouvernement : voici 1 700 000 francs que vous m’avez fait gagner ; partageons ! Il savait bien pourtant qu’il devait cette plus-value au rétablissement de l’ordre public. Son successeur serait-il bien fondé à réclamer une indemnité si la charge retombait à 300 mille fr. grâce au rétablissement du droit, de la justice et de la liberté commerciale ? Mais je suis sûr que la suppression du monopole ne ruinerait pas un seul agent. Les charges qui existent aujourd’hui ne perdraient pas de sitôt la confiance


