XIVL’éducation Tout est remis en question dans le domaine de l’enseignement public : c’est donc l’instant, ou jamais, d’en parler librement. Qu’un homme instruit vaille deux ignorants, cela ne fait aucun doute. Que la lecture, l’écriture et le calcul soient presque aussi nécessaires à l’homme que ses yeux, ses pieds et ses mains ; que le plus humble métier exige chez l’artisan une certaine somme de connaissances générales ; que le savoir embellisse et améliore la vie ; que la culture de l’esprit adoucisse les mœurs, élève les sentiments et produise l’horreur du crime, c’est une vérité trop évidente et trop reconnue pour que je m’attarde à la démontrer. Il n’y a pas un ignorant qui ne dise avec le Bourgeois gentilhomme : « Ah ! mon père et ma mère, que je vous veux de mal ! » Il n’y a pas


