L’instruction qu’on nous donnait là n’était pas des plus fortes, on s’occupait surtout de nous apprendre un peu de latin. De l’histoire, des sciences utiles, des langues vivantes, du grec même, il en était à peine question. Mais nos maîtres s’appliquaient sérieusement, en conscience, à nous donner une éducation cléricale. Ils avaient charge d’âmes et ne l’oubliaient point. C’est un devoir qu’ils n’entendaient pas tous de la même manière : tel jeune et fougueux sous-diacre nous poussait vers les doctrines ultramontaines qui ont prévalu depuis ; tel bon vieux prêtre, aimable et paternel, nous retenait dans le giron de l’Église gallicane. Mais je dois constater qu’entre 1838 et 1840, le séminaire avait au moins un avantage sur le collège. L’un travaillait énergiquement à faire des catholiques


