IXJeudi matin, Marie réussit à traîner le sommier et le matelas dans la chambre, refit le lit, ferma la porte. La veille au soir, elle avait terminé les nettoyages prévus. Les appliques en cuivre, la bonnetière bien cirée, le fauteuil paillé, luisaient doucement contre les murs vert amande. Les boiseries qu’elle avait laquées en blanc, la moquette claire, le rideau fraîchement lavé qui ressemblait à une robe de mariée, donnaient à la pièce une clarté agréable. Mais elle était épuisée. Sa fatigue se mêlait à des idées noires. Elle avait l’impression qu’elle s’était acharnée à effacer tout ce qui était important. Pour oublier, elle se plongea immédiatement dans l’article pour Archéologues et Ordinateurs. Elle travailla longtemps sans lever le nez. Petit à petit, elle redevint lucide, vol


