FIGURE LIBRE Je suis groggy et c'est certainement le moins que l'on puisse dire. Un KO debout au terme d'une série de rounds interminables passés à encaisser des coups sans répit. Je n'ai jamais abdiqué. Mieux, je me suis toujours relevé du tapis en allant puiser ce je ne sais quoi qui était nécessaire à ma survie mentale. À quoi bon ? Pour subir une dernière estocade, aussi violente qu'un coup de matraque à la face d'un manifestant ? Vidé de toute sorte d'émotion, je ne me soucie plus de mon identité au réveil. Que l'on m'envoie dans le cœur d'une folle, d'un bourreau ou d'une prostituée, je n'en ai plus rien à faire. Plus rien ne m'importe hormis peut-être Johanna dont le sourire me maintient encore en vie végétative. Je ne guette plus aussi impatiemment l'ouverture de ces nouvelles pau


