FIGURE N°4 Un réveil brutal comme jamais. Je me sens lourd, épais, mal fichu. Une douleur lancinante pilonne mon estomac en éveillant quelques brûlures intenses. Pas besoin d'ouvrir les yeux pour réaliser que j'ai bel et bien quitté le corps de ma femme, autant que le fœtus de cet enfant qui deviendra le mien. Au milieu de tous ces fragments de vie éclatée, j'ai beaucoup de mal à me situer, à reconstituer le fil de mon parcours d'homme. Sonné comme au réveil d'un mauvais cauchemar, je récupère quelques-unes de mes fonctions en guettant la suite du scénario. Malgré le mystère, les souffrances et l'isolation, je n'ai plus vraiment peur. Ni de moi, ni du temps, ni de la vérité. Seule l'appréhension de découvrir ma nouvelle identité provisoire me perturbe encore. À sentir l'enveloppe trapue d


