— Tout n’est pas sombre en ce bas monde de brutes, ironisait-il en trinquant avec Francisco, lui aussi épuisé. *** Après quelques kilomètres de marche, nous nous arrêtâmes au pied d’un pommier pour pique-n****r. Nous étions incapables de nous localiser ; entre les champs de lin bleuté, de colza défraîchi et de blé encore vert ; il n’existait aucun point de repère dans cette campagne plane et silencieuse. Nous profitâmes donc de ce pommier perdu au milieu de nulle part pour recharger nos batteries. Entre deux snickers, avec un regard que je ne lui connaissais pas, Bruno m’interpella : — Tu penses quoi des homos ? Oh là ! Qu’est-ce qui lui arrive ? — Je n’ai pas vraiment d’idée sur la question, lui rétorquai-je, la bouche pleine visant à masquer mon trouble. — Tout le monde en a des i


