*** Une semaine s’était déjà écoulée. Cinq jours sans sortir de chez moi, à tourner en rond, à monter puis à descendre les escaliers étroits, à bouger pour faire un peu d’exercice faute de pédaler sur un vélo ou de gesticuler avec bonheur dans les replis d’une femme. La lumière artificielle, obligatoire dans ma petite maison sombre par nature, comme toutes celles de la rue Coty disposées en corons, grignotait peu à peu mon moral d’acier a priori inoxydable. Il faut dire que j’avais dévoré une quinzaine de nouvelles de Maupassant et deux copieux romans de Michel Houellebecq et bien qu’étant un inconditionnel de ces suprêmes témoins de leur temps, leur constat acerbe et pessimiste des vanités humaines n’avait évidemment pas contribué à colorer l’intérieur du liseré noir de mes pensées. Houe


