Troisième nouvelle La faute d’orthographeLa nuit tombée, collaborateurs et secrétaires partis, Robnoir était seul et ravi de l’être, la tête perdue dans les nuages d’un cigare, lorsqu’un coup de sonnette brutal vint troubler son silence, car le silence enfin lui appartenait. Défenseur passionné des plus grands criminels, il se savait haï par les ligues de vertu et avait été plusieurs fois menacé de mort. Il descendit l’escalier qui le conduisait du premier étage où se trouvait son bureau au rez-dechaussée, plongé dans l’obscurité comme le reste de son hôtel particulier. Il vit, à travers les vitres en verre cathédrale de la porte d’entrée, la silhouette d’un homme petit et gros. Ne connaissant pas la peur physique, Robnoir mettait une certaine coquetterie à le prouver en toute occasion.


