En guise de conclusion L’ombre et la lumièreUne amie de grand cœur confiait à Robnoir le trouble qu’elle éprouvait à la fin de chaque procès auquel elle assistait. - Un trouble, disait-elle, que je n’éprouve pas à la fin d’un roman. Dans un roman, on sait au moins ce qui se passe. Dans un procès, jamais vraiment. Il y a toujours un doute, une incertitude sur les faits ou sur les personnes. - C’est que la loi du genre, dans le roman, lui répond Robnoir, est la certitude. L’auteur, par postulat, est partout dans la pièce où le couple se déchire et dans le cœur de chacun des partenaires. Il assiste à l’adultère comme il assiste à l’embuscade. Il en est de même d’ailleurs au théâtre où la confidente de la tragédie, le chœur de la tragédie antique, sont là pour nous donner le sens de ce qui


