Jos Drouglazet, à bord avec Maurice Tanniou depuis onze saisons, était un excellent veilleur : il parvenait à discerner à grande distance un scravic7 d’une mouette. Dans ce cas précis, sa bonne vue n’offrait aucun intérêt mais elle se révélait indispensable quand, debout sur la pointe des pieds, il repérait un banc de sardines. Il se tourna vers son patron et émit un murmure approbateur car ils gagnaient du terrain, mais sans plus. Une risée plus forte que les autres fit soudain craquer le banc du taille-vent. Ce phénomène était courant sur ces bateaux en bois, néanmoins la tension des hommes augmenta. Jos fixait toujours le “Droit Devant”. Après plusieurs minutes, il se tourna une nouvelle fois et annonça. — Ils sont parés propre. On gagne dessus. * * * Sur le “Droit Devant”, le moral


