Après avoir marché pendant quelque temps en silence. Calyste ne put s’empêcher, sur une exclamation de Béatrix relative à la beauté de l’Océan qui diffère beaucoup de la Méditerranée, de comparer, comme pureté, comme étendue, comme agitation, comme profondeur, comme éternité, cette mer à son amour. – Elle est bordée par un rocher, dit en riant Béatrix. – Quand vous me parlez ainsi, répondit-il en lui lançant un regard divin, je vous vois, je vous entends, et puis avoir la patience des anges ; mais quand je suis seul, vous auriez pitié de moi si vous pouviez me voir. Ma mère pleure alors de mon chagrin. – Écoutez, Calyste, il faut en finir, dit la marquise en regagnant le chemin sablé. Peut-être avons-nous atteint le seul lien propice à dire ces choses, car jamais de ma vie je n’ai vu la


