VILinda Malbert revenait souvent à Vannes et dans ses environs – because maison familiale –, où elle se gavait de paysages bretons ; les balades au bord de mer lui offraient des senteurs d’iode, le vent lui stimulait les neurones et aérait ses poumons. Elle joignait l’utile à l’agréable, car elle connaissait sur le bout des doigts les pépites du patrimoine, les monuments et les légendes qu’elle étudiait attentivement. Antoine Larmand l’avait accompagnée pour ce mois de vacances. Elle venait de terminer sa thèse, et son directeur, Casimir Corton, lui avait fait une bien curieuse demande, « puisque vous allez dans le Morbihan, je vous charge d’une mission. Aux archives départementales de Vannes se trouve un ouvrage qui m’intéresse énormément. Moi, je m’arrête dans mon appartement à Rennes e


