VAntoine Larmand commençait à bien connaître Linda Malbert, et il l’en appréciait davantage ; ils se fréquentaient depuis deux ans maintenant, ce qui à notre époque représente déjà un exploit. Les yeux de la jeune femme pétillaient et l’on aurait pu prendre son air mutin pour de la frivolité. C’était sans compter que ce petit bout de femme avait bac + 5 et qu’elle avait dû réfléchir énormément et travaillait dur pour mener ses études à bien. Ses parents étaient de grands bourgeois, ils avaient toujours pourvu au matériel. Mais Linda n’avait pas pris la grosse tête ; elle était tout sauf une pimbêche, elle portait sur ses contemporains un regard éloigné de la condescendance, plutôt empreint de générosité et de bienveillance. Elle était curieuse de nature, voulait tenter toutes les expérien


