Chapitre 07 :

3908 Mots
Aujourd'hui j'avais la forte décision de terminer de recopier les leçons que m'avait envoyé des camarades de classes via w******p. En effet, toute la journée je me suis vouée à l'appliquer. Faut pas oublier que je suis en terminale et qu'il faut travailler dur pour obtenir le bac. Mon téléphone se mit à sonner dès la tombée de la nuit, c'était le nom de Sara qui s'afficha à l'écran //•Conversation Téléphonique•// -Bonsoir ma chérie. J'espère qu'aujourd'hui tu es au top de sa forme contrairement à hier. -Oui ça peut aller. Pourquoi ? -On veut faire une petite virée en boîte de nuit. Histoire de s'amuser un peu et de jouer à celle qui pécho le plus de mec. -Desolée je ne pourrais pas venir. J'ai trop de choses à faire et à réviser. J'ai été en retard à l'école pendant trop longtemps, il faut que je recopie. -Ah oui. D'accord. Je prie vivement pour que ta mère revienne et que tu rentres chez toi car j'ai vraiment l'impression que ton père t'a fait un lavage du cerveau. -Écoute Sar.... -Non toi écoutes ! On commence vraiment à en avoir marre de ton comportement ces derniers jours. On essaie de te parler, de savoir ce qui se passe mais tu restes toujours sur la défensive. Ndeye Fatou m'avait dit bien avant de t'appeler que tu répondrais non ou que tu trouverais une excuse et je vois qu'elle a raison. Saches que maintenant, on ne fera plus le premier pas. Lorsque ta conscience te reviendras, tu sauras où nous trouver. Me raccroche t'elle au nez. //•Fin de la conversation téléphonique•// J'essayais de la rappeler mais en vain donc je posais mon téléphone en soupirant vaguement. Je ne peux les expliquer ce pourquoi je ne suis pas bien car je ne les ai pas mis au courant de ma grossesse. Ces nuits j'ai vraiment du mal à dormir, je ne suis pas quitte avec ma conscience d'avoir avorter d'une façon aussi horrible. Lorsque je ferme les yeux, j'entends les reproches du médecin, je l'entendis dire à quel point le bébé était calciné par l'alcool. J'ai sans cesse la cadavre de l'enfant qui me passe par la tête à chaque fois que je m'approche de ces produits toxiques. Je ne peux plus m'approcher de ces derniers et je ne peux non plus, plus m'approcher des lieux où ils se trouvent. Je ne peux pas. C'est au dessus de mes forces. Pourtant je suis la seule responsable de tout ça alors j'essaie de pas trop m'apitoyer sur mon sort mais c'est pas facile. C'est pas facile de regretter un acte qu'on a mûrement réfléchi avant de le faire. Je n'en parle pas mais depuis que je me suis réveillée du coma et que je me suis rendu compte de l'erreur que j'avais commis, je souffre. À la base, je suis une fille très forte, je ne pleure que de très rare fois mais ces temps ci je suis faible au point de toucher le sol. La tonalité de mon téléphone me fit sortir de mes pensées : c'était un message de Fadel. #Je me sens délaissé. M'envoya t'il. #Ne dis pas ça. #C'est le cas Soukeyna. Tu ne m'envoies plus de messages, tu ne m'appelles plus et pour finir quand on se voit, on dirait limite que je te dégoute tellement tu es pressée de rentrer. #Je suis désolée Fadel. #C'est tout ce que tu as à me dire ? #J'ai des problèmes, je vis une période un peu difficile et cela a sûrement un impact sur mes amitiés et sur mon couple aussi mais je te promets de faire des efforts. #D'accord. J'attendrais de voir ça. Et saches que je suis là si tu as besoin de conseils ou de parler à quelqu'un. Après tout c'est un peu mon rôle de t'assister n'est-ce pas ? #Oui bien-sûr. Je n'en doute pas. Merci beaucoup. Tu es un ange. #J'avais peur que notre relation se termine comme ça. #Après un aussi long parcours, crois moi je ne suis pas près de te quitter. #Toi et moi c'est à la vie, à la mort. Je t'aime. #Je t'aime aussi mon amour. Bon il va falloir que je te laisse, j'ai des devoirs à faire. #Ok. Porte toi bien. Je veuilles sur toi. Je souris avant de déposer mon téléphone. Une demie heure plus tard, on toqua à la porte et j'eus l'honneur que ce soit mon père. -Ta mère vient tout juste de m'appeler -Ah elle se souvient de moi pour une première fois depuis que je suis sortie du coma. -Tu sais parfaitement que c'est toi qui est en tord alors cesses de parler ironiquement. Sais-tu au moins qu'elle ne sera pas aussi gentil que moi je l'ai été avec toi ? -Elle me rendra la vie dure ? -De salir sa réputation ? De la faire rabaisser dans son estime en la poussant à soudoyer des personnes pour que le dossier reste privé ? De l'avoir surprise ? De lui avoir fait honte ? Ou bien de lui avoir fait perdre une très grosse somme d'argent ? Compta t'il sur ses doigts. -Qu'est-ce qu'elle a dit ? -Qu'elle est devant la porte avec ta sœur. -Oh non. Me tenais je la tête entre les mains. C'est une blague ? Elle devait venir à fin de la semaine non ? -Ce n'est pas une blague. Elle t'attends en bas. Elle est venu plus tôt que prévu. -Papa je veux pas partir. Je veux rester ici s'il te plaît. La culpabilité qui m'habite suffit amplement comme punition alors si elle en rajoute, ma vie serait un enfer. -Tu ne sais pas ce qu'est l'enfer. Ta vie ne sera jamais comparable à l'enfer donc ne dis pas des bêtises. Et puis ce n'est pas toi qui disait que ma maison était trop simple et qu'il n'y avait même pas d'étage ? -.... -Alors tu te prépares ? -Je n'ai pas le choix. Soupirais je avant de me lever du lit pendant que lui sortait de la chambre. Je rangeais tout mes cahiers dans mon sac à dos puis je range le peu d'habit que j'avais acheté temporairement et je refais le lit. C'est en traînant des pieds que je sortis de la chambre. -Elles sont où ? Questionnais je. -Dans la voiture. -Bon alors je te dis au-revoir. Lui fis je un câlin. -D'accord. Bonne nuit Fi Amani Allah. M'embrassa t'il le front. -Bonne nuit et tu diras à Habib au-revoir de ma part. -In Sha Allah. Juste devant la maison, se trouvait la voiture de ma mère. J'ouvrais la portière arrière avant d'entrer dans celle-ci : j'étais contente de les revoir mais ça n'avait pas l'air réciproque à cause de leur ignorance. Il y avait le chauffeur sur le siège conducteur, ma mère était à côté de lui regardant droit devant elle et ma sœur était sur son téléphone. -Bonsoir ! Bredouillais je en fermant la portière. -Bonsoir ! Me réponds le chauffeur. J'étais morte de honte et je n'avais qu'une seule envie : c'était de m'enfoncer dans mon siège. Le parcours me semblait être une éternité mais l'arrivé n'en fut pas moins plaisant car je redoutais énormément ce qui allait m'arriver. Lorsque l'on entra dans la maison, je me dépêchais de rejoindre ma chambre. Une fois dans celle-ci, je cherchais mon ancien téléphone car celle que j'avais m'a été offert par mon père, le temps que je reprenne l'ancien. Pendant une dizaine de minutes, j'étais toujours à la recherche de ce dernier mais en vain. -C'est ça que tu cherches ? Me demande ma mère me faisant sursauter. Elle s'était changé en une tenue de sport et elle avait à la main mon iPhone X ainsi qu'une ceinture qu'elle avait enroulé autour de sa main droite. -Euh...je...non...tu... -Arrêtes de mentir ! Ferma t'elle la porte à clé. -Maman je.... -Soukeyna qu'est-ce que tu m'as demandé, que je ne t'ai pas donné ? -Rien. Baissais je la tête en reculant légèrement. -Je t'ai donné de la liberté, je t'ai toujours acheté les derniers choses de la mode, chaque mois je te donne 200.000f comme argent de poche. Tu ne peux pas passer dans la rue sans que les personnes t'envient parce que Alhamdoulilah tu ne manques de rien. Combien de nuits ai-je passé dehors pour que ta sœur et toi ne manquiez de rien ? Tu sais pourquoi ? Parce que moi j'ai connu la pauvreté, je connais ce que ça fait d'être dans le besoin et j'ai vu ma mère mourir devant mes yeux par faute de moyen. Elle prit une pause pour respirer lourdement. J'ai souffert à cause de nos manquements et j'ai voulu t'en épargner oui à ce moment je me suis juré que jamais mes enfants ne connaîtront la pauvreté. J'ai fait tout ça pour que tu ne cherches rien d'autres ailleurs et surtout pour que l'argent des mecs ne t'impressionnent pas. J'ai...j'ai... pensé que quand tu serais sur le point de faire une bêtise, tu te souviendrais du nombre de sacrifice que j'avais fait pour toi et que tu te resignerais mais non. Cette fois ci, son visage devint larmoyant. Les larmes se succèdaient les unes des autres. -Tellement aveuglé par l'argent, j'ai tourné le dos à ton père, j'ai toujours pris votre défense même en sachant que parfois vos histoires ne tenaient pas debout. Et c'est comme ça que tu me remercies ? Aujourd'hui... aujourd'hui votre père a eut raison sur moi. Et tout ça à cause de qui ? À cause de toi. -Maman je suis désolée ! Pleurais je à mon tour. S'il te plaît pardonnes moi. -FERME LÀ ! Hurla t'elle en me donnant une gifle qui me fit tomber au sol. J'ai déverrouillé ton téléphone ! Mon cœur ratta un battement en pensant à toutes les mauvaises vidéos que j'avais téléchargé, à toutes les vidéos choquantes que j'avais fait, aux messages de mes ex et aux messages vocales de certains de mes copains. Oh non, pas ça ! -Ne t'inquiètes pas, j'ai tout vu. Dit elle en lisant mon regard. J'ai passé 2 jours à l'hôpital en découvrant tout ce que tu tramaits. Soukeyna tes discussions Allahou Akbar ! Comment peux-tu tenir des propos aussi exotiques à ton âge ? Et pire non seulement tu couches gratuitement avec des hommes mais pire tu commentes tes ébats sexuels telle une prostituée ? J'ai été choquée par les audios que tu as envoyé et que tu as reçu en retour. Et les vidéos et photos en soutif on en parle ? Tu te drogues, tu bois de l'alcool et tu fumes puis tu te ventes de ça. Tu me dégoûtes ! Et puis c'est qui ce Fadel, l'homme à qui tu as offert ta virginité et celui à qui tu as envoyé toutes ces photos de toi presque nue ? -..... -C'est à toi que je parle ! Réponds moi. -C'est mon copain maman. -J'espère pour toi qu'il a l'intention de te demander en mariage après toutes les choses que vous avez fait ensemble. Car s'il ne veut pas de toi, je ne serais pas quel homme le fera. Je doute que ces gars à qui tu as ouvert tes jambes aussi facilement sois réellement intéressés par toi. -J'en sais rien maman, Fadel ne m'a jamais parlé de mariage. -Bien évidemment il était trop occupé à te demander ce que tu lui ferais et quel surprise tu lui réserves pour les prochains rendez-vous à venir. Je baissais la tête. -Oh toi aussi Soukey sois pas gêner, tu n'avais pas l'air de l'être en envoyant toutes ces réponses coquines. Je te jure par Allah que si je n'avais pas peur pour ma réputation, je t'aurais renié et chassé de la maison. -Ma..maman je suis désolée. -Je m'en fou, rien ne pourra changer la douleur que tu m'infliges et je ne peux te le pardonner. Soukeyna, tant que tu me causeras encore des nuits blanches à pleurer, je te le jure tu ne seras jamais heureuse. Je voulais te corriger, te battre et te frapper mais tu n'en vaut pas la peine, tu es un animal. J'allais aussi te demander d'arrêter toute tes fréquentations mais à y voir plus claire c'est toi la plus mauvaise d'entre eux et c'est de toi qu'ils devraient tous se méfier. Je...je..je... Elle se mit à tousser tout d'un coup en se tenant la poitrine, j'allais l'aider lorsqu'elle m'arrêta. -Ne t'approches pas de moi ! Dit elle en séchant ses larmes du revers de la main. Tiens ! Me tends t'elle mon téléphone. Tu es déjà mauvaise et tu as beaucoup plus d'expérience que moi donc je ne pourrais t'interdire ce que moi-même je ne connais pas. Je continuerais à faire ce que je faisais pour toi et je te regarderais vivre comme bon te sembles. Je te croyais être une gamine mais appartement tu es plus âgée que tes parents et ta grande sœur. Je te maudis Soukey. -Non maman s'il te plaît, ne me maudit pas je t'en supplie ! Je t'en supplie. -Je.te.maudis. Répète t'elle en sortant de la chambre. J'éclatais en sanglots jusqu'à en perdre mon souffle, j'étais resté dans cette position pendant au moins une dizaine de minutes puis je sentis des mains me soulever, je lève légèrement la tête et je vis ma sœur. Elle me prit dans ses bras lorsqu'une larme coula sur ses joues. -Pourquoi tu as fait tout ça ? Dit elle en caressant ma tête. Mon bébé tu m'as tellement déçue si tu savais. -Pardonnes moi...je t'en supplie. Ne m'en veux pas. -Reposes toi un peu. Tu es toute chamboulée même si ça n'a pas lieu d'être vu que tu l'as fait en âme et conscience. On se voit demain In Sha Allah. Se détacha t'elle de moi pour s'en aller. Les jours qui suivirent, ma mère ne me calculait pas. Elle ne me parlait que quand cela était nécessaire et quand j'essayais d'avoir une discussion, je me prenais un vent. Ma sœur, elle, me parlait très souvent mais sans plus car elle n'arrivait toujours pas à passer l'éponge sur ce que j'avais fait : je les dégoûtais et elles ne pouvaient s'approcher de moi sans penser à tout ce à quoi mon corps avait servis. J'avais repris les études et c'était ce qui pouvait me changer un peu les idées. J'étais déjà en retard donc il fallait que je donne le tout pour le tout concernant le reste de l'année scolaire. Ndeye Fatou et Sarah me faisait toujours la tête. Quant à Fadel, on s'était bizarrement beaucoup rapproché même si on ne se voyait que très rarement. En outre, j'attendais toujours l'appel de Tata Maty mais à mon plus grand désespoir je n'ai pas reçu de ses nouvelles depuis la dernière fois et l'idée d'aller la revoir serait abusé de ma part donc j'attends toujours. Aujourd'hui comme c'était un samedi soir, je décidais d'aller rendre visite à Sarah et à Ndeye Fatou pour me réconcilier avec elles. Après tout, c'était mes amies d'enfance. Je m'habillais en jean et t-shirt simple, je portais mes vans et descendis ma perruque qui retomba sur mes épaules. Ceci étant fait, je pris mon sac à main avant de descendre : je trouvais ma sœur et ma mère entrain de regarder la télé. -Maman je vais aller rendre visite à Ndeye Fatou et Sarah. -....... Elle ne me répondit pas comme d'habitude. -Ne dure pas ! Rétorque ma sœur à sa place. -Oui je serais de retour dans une heure. -Ok. Pour paraître plus crédible, je dis au chauffeur de m'amener et de revenir me prendre à 19heure00. -Bonsoir les filles ! -Bonsoir. Dirent elles en chœur. -Enfin tu te souviens que tu as des amies. Fit narcissiquement Sarah. -Sarah laisse lui au moins le temps de s'assoir. -Ma mère a déverrouillé mon téléphone : elle a tout découvert. Expliquais je. -Tout ? -Oui tout ! Les messages, les vidéos, les audios...tout. -Comment elle a réagi ? S'écria Ndeye Fatou. -Comment voulez-vous qu'elle réagisse ? Elle m'a maudit. Je lui inspire que du dégoût. -Nous sommes vraiment désolée ! Fit Sarah en me prenant dans ses bras. -Je n'imagine même pas si ma mère déverrouillait le mien. Je serais déjà morte et enterrée. -Et comment tu le vis ? -Au plus mal Ndeye Fatou. Ma mère, la femme que j'aime le plus au monde ressent du dégoût pour moi, elle m'a vu en vidéo dans le pire des situations. Ma sœur essaie de faire un effort pour que je ne me sentes pas trop délaissé mais elle aussi m'en veux énormément. -Excuse moi mais tu l'as bien mérité. Soupire Ndeye Fatou. -C'est pas comme ci tu étais meilleure que moi. Rétorquais je. -Vous allez pas encore commencer vous deux là. Étant donné qu'on était sur le balcon, je jettais mon regard sur ce qui se passait dehors puis j'aperçois deux jeunes filles voilées sortant de la mosquée. Elles devaient tous les 2 avoir mon âge même si je n'ai pas pu voir leur visage. Elles étaient tellement belles avec leur jilbeb et leur voile ! -Soukeyna tu nous entends ? Questionna Ndeye Fatou. -Elles sont belles. Répondis je. -Qui ça ? Ces filles là ? -Oui. Hochais je la tête. -Tu ne vas quand même pas me parler de ces filles voilées, habillées comme des ninjas. Rigola Sarah. -Je me demande bien pourquoi elles se voilent à un âge pareil. -À ce qu'il paraît, c'est une obligation pour la femme m*******e ! Répond Ndeye Fatou. -Dis, vous avez déjà pensé à vous voilée vous ? -Sincèrement non. Dit Sarah. -Non. Et toi ? -Moi non plus j'y ai jamais pensé enfin jusqu'à aujourd'hui. Avouais je. -Bref on sort ce soir ? -Où ça ? -Écoutez les filles désormais je ne pourrais plus sortir avec vous à certains endroits. -Comment ça ? -Que je n'irais plus en boîte de nuit ou autres trucs du genre. Ça serait comme m'enfoncer un clou dans la tête. La situation que je vis à présent me suffit largement. -Tu pourrais faire le mur comme d'habitude ! -Non. Je ne le ferais pas. Dis je d'une voix catégorique. -Ok. -Je peux vous posez une question ? -On t'écoute ! -N'avez vous jamais penser à arrêter toute ces conneries telle que fumer, aller en boîte de nuit, boire de l'alcool et faire du sale ? -Waw ! Quel hasard que tu nous en parle juste au moment où tu t'es fait prendre. Dit Sarah avec ironie en faisant une tappe à Ndeye Fatou. -Soukeyna nous sommes des jeunes, nous profitons pleinement de notre vie et nous allons continuer à le faire jusqu'à ce que l'on devienne plus grande. Là, on se posera In Sha Allah. -Ce n'est pas..... -Oh Soukeyna épargne nous ton baratin. Je t'en supplie. Il fait déjà assez chaud. Si tu veux vivre comme une personne âgée, fais le mais ce sera sans nous hein. Dit Sarah. J'essaie de prendre ta défense mais là je peux plus le faire. -Vous savez tous les deux que vous êtes très chers à mes yeux au point où je ne vous considère plus comme mes amies mais comme mes sœurs. Alors cela me surprend que vous voyez les choses de cette façon mais c'est bon je l'accepte. Tout ce que je voulais c'est qu'on se mette à effectuer des changements. -Mais est-ce que tu as toute ta tête ? Le plus drôle c'est que c'était toi celle qui avait la plus mauvaise influence d'entre nous. C'est toi qui nous donnait des tactiques à faire pour s'échapper de la maison, c'est toi qui nous a dit qu'il fallait augmenter les emplois du temps de l'école pour pouvoir traîner, c'est à cause de toi qu'on a mit pour la première fois nos pieds dans une boîte de nuit et dans un appartement, c'est toi qui a été la première à boire de l'alcool et du vin. Et pour finir c'est toi qui a donné ta virginité et qui nous a aussi influencé à le faire sauf que moi j'ai refusé mais Sarah l'a fait. Tout ce que nous sommes et tout ce que nous faisons c'est en grande partie à cause de toi pour ne pas dire entièrement. Tu es la responsable de tout nos bêtises, de tout nos conneries et de tout nos péchés. Alors ça m'énerve et ça me tue quand d'un jour à l'autre tu veux devenir tout d'un coup une sainte et que tu veuilles changer. Me pointa Ndeye Fatou du doigt. -Je reconnais tout ce que tu dis mais c'est la raison pour laquelle j'essaie de vous montrer que nous sommes sur le mauvais chemin. -Ne te l'ai-je pas dis et répétés ? Et qu'est-ce que tu me donnais comme réponse : Ndeye Fatou arrêtes de te crisper, on est jeune, on doit s'amuser et profiter des délices de la vie. Rétorque t'elle en imitant ma voix. -Je suis désolée pour tout ça. -C'est le minimum que tu puisses dire. Leva t'elle les yeux au ciel. Un silence gênant s'installa entre nous et heureusement c'est à moment là que j'entendis les claxons du chauffeur. -Je dois y aller. Prenez soin de vous !  -Bye ! Répond Ndeye Fatou. -N'oublie pas de venir nous rendre visite quand tu as le temps. -D'accord. Dès que j'entrais dans la voiture, je demandais au chauffeur de me ramener chez Fadel sous prétexte que j'avais quelques choses à prendre. -Qu'est-ce que tu fais là ? Me demande Fadel dès que je frappais à la porte de son appartement. -Mais c'est une manière de recevoir sa copine ? -Non, excuse moi. Je suis un peu choqué que tu viennes à l'improviste. -J'ai pas le droit ? -Si, si entre ! Ouvra t'il enfin la porte. -Alors qu'il y a t'il ? Demande ce dernier dès que l'on s'assit. Pourquoi tu as aussi mauvaise mine ? -J'ai été voir les filles et on s'est un peu disputé mais bon je suis là pour tout autre chose. -Dis moi ! -Je veux que tu viennes parler à ma mère ? -Hein ?! -Écoute Fadel ma mère a lu toutes mes discussions et elle a vu toutes nos conversations. -Quoi ? Tu es sérieuse ? -Ai-je l'air de rigoler ? -Non. Mais où veux-tu en aller maintenant ? -Elle a vu que c'est à toi que j'ai donné ma virginité et m'a dit qu'elle espérait qu'après tout ce qu'on a fait ensemble tu allais m'épouser ! -T'épouser ! Répète t'il surpris. -Oui. Je veux que tu viennes ce soir chez moi ne serait-ce que pour lui dire que tu as l'intention de m'épouser après mes études puis après t'enverrais tes oncles ! Est-ce que tu es d'accord ? -Mais Soukey, ma mère n'a qu'un seul fils et c'est moi. Elle s'attend à ce que je lui ramène une fille de...de...bonne famille, une fille vierge qui grâce à elle fera une très grande réception. Je...je...peux pas faire ça. Je suis désolé. Le monde retomba sur mes épaules à ce moment là. -Fadel tu es sérieux ? Mettais je ma main devant ma bouche en tremblant légèrement. -Bah Soukey faut te rendre à l'évidence : je ne peux pas marier une femme non vierge. Ma mère me tuerait, ce....ce... ce n'est pas contre toi mais voilà quoi je ne peux tout simplement pas le faire.
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