Vilhem à MMM.« Voici plusieurs jours, cher ange, que je ne puis prendre sur moi de vous écrire, parce que je suis involontairement préoccupé d’une pensée qui n’est pas vous ; cependant comme c’est un chagrin, vous avez le droit de la connaître, et je croirais avoir un tort à votre égard en ne venant pas chercher auprès de vous du secours et des consolations. Le croiriez-vous, je suis jaloux et jaloux sans amour, et jaloux de ma femme. Depuis assez longtemps déjà, elle n’est plus la même, elle m’évite, je la gêne, elle n’a jamais rien à me dire et si je lui parle, elle m’écoute sans m’entendre, mes paroles ne sont qu’un vain son qui frappe ses oreilles sans arriver à son esprit. Je n’ai jamais compté pour beaucoup dans sa vie, je n’y suis plus aujourd’hui pour rien. Certes, je devrais me f


