XVII - Vilhem à MMM.

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XVII Vilhem à MMM.« Tu m’aimes donc enfin, cher ange, tu m’aimes ! et mon âme est remplie d’une joie que je n’ai jamais sentie, que je n’ai jamais soupçonnée. Que ce mot doit être doux ; quand ta voix le prononce ? Tu m’aimes, et moi aussi je t’aime, moi aussi je ne vis que par toi et pour toi. Mais quel est donc cet amour qui te laisse ainsi maîtresse de ta volonté, et ne dépasse pas les limites que tu lui prescris ? Quoi ! c’est au moment où par ce charmant aveu tu me donnes de te voir, d’être auprès de toi, un désir qui me dévore, c’est à ce moment que tu prononces ce terrible arrêt : Nous ne nous verrons jamais. Comme tout m’est indifférent maintenant, comme le monde entier conjuré contre moi me trouverait dédaigneux et invulnérable : tu m’aimes ! Ah ! comment as-tu si longtemps gard

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