Aniouta subitement, avait recouvré sa gaieté. Elle essayait de remettre un peu d’aplomb Cyrille, qui demeurait morne et songeur. Boris marchait près d’elle, les yeux assombris ; mais chaque fois qu’elle s’adressait à lui, sa physionomie s’éclairait, son regard durci prenait une expression qui faisait battre très fort le cœur d’Aniouta. Les promeneurs allèrent s’installer chez Rumpelmayer, pour prendre le thé. Ils s’y trouvaient depuis quelques minutes, quand un groupe entra. Il était composé de personnalités de la colonie russe, parmi lesquelles se trouvait la princesse Etschef. Comme elles s’asseyaient à une table voisine, les comtes Vlavesky se levèrent pour les saluer. Quelques mots furent échangés, tandis que Mlle de Halweg et la princesse, qui s’étaient rencontrées plusieurs fois dan


