On vint annoncer que l’automobile était prête. Les fiancés prirent congé de leurs compagnons. Aniouta, du bout des doigts, toucha la main de Brunhilde. Comme elle avait raison de la détester, cette femme ! Elle venait de lui dire de si affreux mensonges !... des choses si douloureuses à entendre ! Boris accompagna ses cousins jusqu’à la voiture. Arrivée là, Brunhilde lui tendit la main. Elle parut hésiter, un moment, puis dit à mi-voix, avec un mélange de prière et de défi : – J’espère que vous ne garderez pas rancune à Cyrille, au sujet de ce mariage qui vous déplaît ? – À Cyrille, non. – Mais à moi ?... toujours ? Pendant quelques secondes, il plongea son regard dans les yeux énigmatiques. Puis il dit froidement : – Si vous le rendez heureux, je n’aurai aucune rancune à conserver c


