IV – Mon petit, dit M. Ganse, mon neveu vous a rendu la lettre ? Bon. Vous l’aviez laissée glisser dans mes papiers, j’ai commencé à la lire sans savoir au juste ce que c’était, ma parole. Remarquez d’ailleurs que vous l’avez écrite sur notre papier de travail, et sans utiliser le verso des feuilles. Bref, je suis allé jusqu’au bout. Joli morceau de littérature. Il se renversait à fond dans son fauteuil de cuir, la main grasse posée à plat sur la table. Ainsi ramassé, le cou rentré presque tout entier dans les épaules, sa large face gardant encore les plis du sommeil – de ce dur sommeil qu’il ne doit qu’aux hypnotiques – avec sa voix pâteuse, ses joues bouffies, son regard jamais rafraîchi par un véritable repos – son regard de la veille, comme dit atrocement Philippe – la terrible cruau


