Chapitre 134

1929 Mots

PDV de Ryder Le silence qui suit le départ de tous est plus lourd qu'il ne devrait l'être. Dehors, la pluie s'est transformée en bruine, à peine audible contre les vitres. J'entends le bourdonnement de la meute qui reprend son cours normal. C'est étrange comme le monde continue de tourner quand on a frôlé la mort. C'est pourtant la vérité. Si j'étais mort hier soir, la meute aurait fait son deuil, aurait peut-être allumé un feu en ma mémoire, et partagé des souvenirs pendant une semaine ou deux. Puis la vie aurait continué. Les patrouilles auraient continué. La lune se serait toujours levée. Le monde n'aurait pas cessé de tourner simplement parce que je n'en faisais plus partie. Cette pensée me frappe plus fort que je ne l'aurais cru. C'est à la fois humiliant et terrifiant. Je ne suis

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