VIII OrianeUn matin ensoleillé de la fin d’octobre, Pierre retourna au Castelet. Il aspirait surtout à errer dans son paradis de sable et d’eau, loin des problèmes du moment, au milieu des moustiques qui, le crépuscule venu, ne manqueraient pas de l’assaillir. Mais il s’en moquait. Sac au dos, il arriva au Castelet à la tombée du jour. Il ouvrit la petite barrière et pénétra dans la cour. Il respira l’air du large. La nuit, déjà, entourait la bâtisse. Il prêta l’oreille. Des craquements se firent entendre dans le bois. Il donna deux tours de clef, entra dans la grande salle et alluma la lampe. Puis il entreprit de faire du feu. Quand les bûches pétillèrent dans l’âtre, il grignota les provisions qu’il avait apportées. Une joie profonde l’animait. Pour peu que la mer soit démontée, au mat


