L’Oasis du pèlerinLas, hagard et titubant, le pèlerin arrive enfin devant le numéro de porte qu’il a noté sur son papier. L’albergue communale saturée, les habitaciones pleines, il doit se rabattre sur la vague indication laissée la veille par un pèlerin sur le retour. — Si tu as un problème dans le village on m’a mentionné un endroit super situé dans la calle del sol, au dix, je crois. — Tu connais ? — Non, on ne m’en a parlé que le lendemain de mon départ… Il n’a pu en savoir plus. Se croisant, l’autre remontant le chemin, il en est à son 2 053e kilomètre et retourne dans son Alsace natale, à pied, bien sûr ! Mais voilà, les ruelles de la petite cité galicienne ne sont pas toutes répertoriées et il n’a trouvé aucun plan mural. Après avoir tenté d’errer au petit bonheur, faisant conf


