Je retrouvais enfin mon chez-moi, mon froid chez-moi. J'étais tellement fatigué que j'allai directement prendre une douche. En me douchant ce soir là, j'avais l'impression de revitaliser mon corps. Ma mère avait bien raison quand elle disait que l'eau avait le pouvoir de faire vivre, je pouvais en témoigner ce soir là. J'étais enfin prêt à me coucher. Je n'avais envie de réviser aucune affaire, je voulais juste me coucher et m'en dormir. J'avais l'impression que plus le temps passait, plus je me sentais seul. Le sentiment de solitude gagnait du terrain dans ma vie au fur et à mesure que les années passaient. Il y avait deux ans encore, ça ne me gênait pas du tout de ne pas avoir de compagne. Je ne me souvenais plus vraiment de la dernière fois que j'avais eu une petite amie car cela datait d'il y a longtemps. Donc chaque soir un peu plus que le précédent, je sentais mon lit froid. Je m'étais dit que j'avais sommeil mais après ma douche, c'était la sécheresse totale, pas de sommeil à l'horizon. Mais pour ça aussi, j'avais une astuce. J'avais le choix entre lire un livre et faire un tour dans mes réseaux sociaux. Ces deux astuces étaient toutes très rapides et efficaces pour trouver le sommeil quand j'étais fatigué. Je décidai donc de faire un tour dans mes réseaux sociaux puisque ça faisait longtemps que je ne les avait pas mis à jour. J'étais peu actif dans les réseaux. J'étais plus physique que virtuel comme personne, les réseaux sociaux n'étaient pas vraiment mon truc. Je trouvais que c'était des plateformes qui encourageaient juste les gens à se mentir les uns aux autres. Rien n'y était vrai à mon avis, chacun essayait juste de se rendre plus intéressant. Or ce n'était pas mon truc de faire l'intéressant. Si j'y étais, c'était juste pour ne pas être coupé du monde et des autres aussi, car tout le monde y était. Néanmoins, je n'étais pas inscrit dans tous les réseaux, j'étais sélectif à ce niveau-là. Quand je pris mon téléphone, il ne m'avait pas fallu plus de quinze minutes pour m'endormir devant ce smartphone. Ce n'est que quelques minutes après m'être endormi que je me réveillai brusquement afin d'éloigner le téléphone de moi. Après l'avoir fait, je retombai dans un sommeil profond.
J'étais dans un endroit où jusqu'ici je n'avais jamais été. Je fis tout de suite ce que n'importe qui aurait fait à ma place, j'essayais de me renseigner. Il y avait de jeunes gens qui passaient juste près de moi, j'eus donc l'idée de leur parler afin qu'ils me renseignent. Mais, j'avais beau leur parler mais ils faisaient tous mine de ne pas m'entendre. Après beaucoup d'insistance sans réponse, je décidai de me déplacer afin de trouver de l'aide ailleurs. Je me retrouvai directement devant la porte d'une chambre. Mon attention se porta tout de suite sur une jeune fille qui n'était pas bien loin de moi. C'était tout d'abord sa tenue vestimentaire qui avait attiré mon attention. Elle était vêtue d'une petite robe légère et elle se préparait à faire éruption dans la chambre en face d'elle. Elle y entra immédiatement et laissa la porte ouverte. Dans la dite chambre, se trouvait un jeune homme. On aurait dit que la fille en question essayait de séduire le jeune homme. Je m'étais complètement oublié devant la porte de cette chambre à observer ces adolescents. J'avais oublié que je cherchais mon chemin. Moi qui était habituellement indifférent face aux autres, je me retrouvais à m'intéresser à ce que faisaient de petits jeunes. J'étais là à les observer et le pire était que je n'aurais même pas pu dire ce qui me retenait là. J'avais entendu la fille dire au jeune homme qu'elle était venue pour qu'il l'aide avec un devoir mais à ce que je voyais, ce n'était qu'une excuse bidon pour être seule avec lui. Le gars quant à lui était réticent face à la fille, il était clair qu'il avait compris ses vrais intentions. Mais voilà qu'aussitôt, une autre jeune fille entra dans la même chambre. Elle était choquée en voyant ces deux là ensemble. En voyant son attitude, il était évident que c'était son petit ami qu'elle avait trouvé avec une autre fille. Elle s'était enflammée et avait dit un tas de trucs méchants à son petit copain. Ensuite, elle s'était en allée en pleurant. J'essayai donc de la rattraper afin de lui expliquer ce qui s'était réellement passé, je voulais lui dire que son petit ami n'y était pour rien et que la fille avec lui avait tout planifié. Je réussis à la rattraper mais une fois de plus, elle m'ignora comme les jeunes gens de tout à l'heure. Je ne saisissais toujours pas ce qui se passait et je regrettais même d'avoir voulu aidé cette fille. Je ne comprenais pas d'abord comment j'avais fait pour me retrouver dans cet endroit. Aux dernières nouvelles, j'étais dans mon lit et maintenant, je me retrouvais dans cet endroit. Je décidai donc de ne pas rester sur place et de marcher un peu pour visiter cet endroit car il était évident que tout le monde faisait mine de ne pas me voir. Je marchais encore et encore en observant attentivement cet endroit. Il me semblait que j'étais au sein d'un campus universitaire. Mais comment est ce que j'avais fait pour m'y retrouver? En plus, ce campus ne ressemblait en aucune manière à celui où j'avais été pour mes études supérieures. Une autre chose était étrange, le style vestimentaire des étudiants que je voyais et leurs coiffures aussi. Je ne cessais de me demander où est ce que j'avais atterri. Au bout d'un moment, j'étais fatigué de marcher, j'avais marre d'essayer de me retrouver, il ne fallait pas me voiler les yeux, j'étais perdu. Je m'assis donc sur une chaise en pierre, il y en avait tout plein à l'endroit précis où j'étais. Je posai mes deux coudes sur mes cuisses et je recouvris mon visage avec mes mains. Et quand je découvris mon visage, je me retrouvai dans mon lit, chez moi.
Tout ceci n'était donc qu'un rêve ! Mais c'est fou comme il paraissait réel ce rêve. Je ne comprenais plus rien du tout. On aurait dit que mon subconscient essayait de me passer un message mais moi, je n'arrivais pas à le déchiffrer. Quand je regardai l'heure, il était 1:23 du matin. J'étais tout étourdi et je voulais comprendre à tout prix. Puisque je n'arrivais plus à trouver le sommeil, je pris mon ordinateur portable et je me mis à regarder des photos sur internet. En regardant des photos, je vis une photo sur laquelle il y avait une jeune femme assise sur une chaise en pierre qui ressemblait exactement à celle sur laquelle j'étais assis dans mon rêve. En essayant de me renseigner d'avantage, je découvris que la dite photo avait été prise au sein de l'université de Bordeaux. Je tapai donc université de Bordeaux sur Google et je me mis à voir les images qui apparaissaient. Au vu de tout cela, tout était désormais clair pour moi, l'endroit où j'étais dans mon rêve était effectivement le campus de l'université de Bordeaux. J'essayais donc de trouver une raison, je voulais comprendre comment est ce que j'avais fait pour connaître cet endroit à la lettre et même en rêver. La chaise sur la photo était parfaitement similaire à celle de mon rêve or je n'étais parti à l'université de Bordeaux qu'une seule fois. Et même, la fois où nous y étions Jean Claude et moi, nous n'avions pas du tout visité cet endroit. Je me tuais à essayer de comprendre ce qui m'arrivait mais je n'y parvenais pas. Je mis donc mon ordinateur de côté et j'allai à la cuisine pour me prendre un verre d'eau. Après ce verre d'eau, rien n'avait changé, je n'avais toujours pas sommeil. Et donc, je décidai d'allumer la télévision car je me disais que peut-être elle me donnerait envie de dormir. Il était presque trois heures du matin et je regardais n'importe quoi à la télé. Et soudain, j'ouvris les yeux et le jour était déjà levé. En gros, je m'étais endormi devant la télévision dans mon salon. J'avais très mal à la tête et c'était normal. Depuis mon enfance, il m'arrivait toujours d'avoir de violents maux de tête quand mon sommeil avait été perturbé durant la nuit. Et effectivement, mon sommeil avait été interrompu pendant des heures la nuit dernière. Je pris donc des médicaments pour faire passer ce fichu mal de tête et ensuite, je me préparai pour le boulot. Jean Claude et moi avions de nouveau de la route à faire car c'était le jour où nous étions sensés aller à la rencontre de l'ex officier de police Audrey Robichon. Cette fois ci, il n'était pas question qu'on y aille par train, nous avions décidé d'y aller en avion. En allant en avion jusqu'à Toulouse, nous gagnerions beaucoup plus de temps. Jean Claude et moi nous retrouvions donc tout d'abord à la brigade afin de tout préparer ensemble. Nous avions en effet tout plein de chose à préparer, notamment la liste de questions que nous poserions à Madame Robichon. Après cela, nous devions nous rendre à l'aéroport, les billets d'avion avaient été réservé la veille par le secrétariat des affaires criminelles. Toutes les dépenses que nous faisions concernant nos enquêtes étaient toutes financées par l'administration des affaires criminelles, c'est à dire par le gouvernement. La raison pour laquelle on avait tenu, Jean Claude et moi à faire ce déplacement en avion était mon rendez vous avec le psychologue qui avait lieu le lendemain. Mais aussi, la femme de Jean Claude était arrivée au terme de sa grossesse. Donc, des billets aller-retour avaient été réservé en nos deux noms. Notre vol était prévu pour 9 heures, mais nous étions déjà à l'aéroport à huit heures trente. Nous avions passé tout ce qu'il fallait comme protocole à l'aéroport et nous étions enfin dans l'avion. En un rien de temps, nous étions déjà à Toulouse. Il y avait une voiture et un chauffeur qui nous attendaient à l'aéroport pour nous déposer à l'adresse d'Audrey Anne Robichon. Le chauffeur avait pris le soin de nous déposer à l'endroit indiqué, mais aussi, il nous attendait pour nous raccompagner à l'aéroport. Le trajet de l'aéroport jusqu'à chez Madame Robichon avait duré une quinzaine de minutes seulement. Elle vivait dans une jolie petite maison à l'écart de tout bruit, le cadre était vraiment idéal pour une personne âgée. On frappa à la porte et quelqu'un nous ouvrit. C'était une jeune femme au teint foncé, de la vingtaine environ. Elle faisait environ 1,70 mètres. On se présenta tout de suite à elle sans lui cacher nos intentions bien-sûr. Elle nous fit entrer dans la maison sans nous faire patienter. Elle nous installa dans le salon, nous demanda de prendre place et de faire comme chez nous. Elle disposa pendant quelques instants. Entre-temps, Jean Claude et moi n'avions pas hésité pour observer un peu la maison. Cette maison était aussi jolie à l'intérieur qu'à l'extérieur. Rien à voir avec les maisons de personnes âgées qui sont le plus souvent chargées de choses inutiles. La maison d'Audrey était assez spacieuse mais aussi très vintage. On pouvait voir que ses meubles étaient de très bonne qualité et aussi authentiques. Je m'y connaissais car mes parents étaient tous les deux de grands connaisseurs en matière de meubles de qualité. Elle avait du goût cette vieille dame. Dans sa maison, il n'y avait pas de portrait d'elle sur les murs, mais juste quelques tableaux d'artistes. Sa maison avait l'air d'être très bien entretenue, cela ne voulait dire qu'une seule chose, elle ne vivait pas du tout seule, elle avait sûrement avec elle une personne pour l'aider et prendre soin d'elle. Peut-être était ce là jeune femme qui nous avait ouvert tout à l'heure, pour le savoir, il fallait juste l'attendre et lui poser la question. Mais en même temps, cela ne nous avançait en rien car ça n'avait aucun rapport avec l'affaire que nous avions entre les mains. La jeune fille avait déjà fait environ 10 minutes et nous nous impatientions. Mais aussitôt, on entendit des bruits de roulettes, un peu comme celles d'une chaise roulante. Ensuite, on vit la jeune femme pousser une chaise roulante avec une vieille dame dedans. Elles venaient vers nous. En les voyant, nous n'avions plus aucun doute, sur cette chaise, c'était bien Audrey Anne Robichon.