Chapitre 2: Proposition alléchante

399 Mots
Kendal ​Pendant que la cuisine prĂ©parait leur commande, je me sentais brĂ»ler. Je sentais leur regard Ă  travers les murs, Ă  travers les autres clients. Je suis revenue quelques minutes plus tard, portant le plateau avec une aisance feinte, le cƓur battant la chamade. En dĂ©posant les burgers fumants et les verres givrĂ©s, je me suis penchĂ©e dĂ©libĂ©rĂ©ment. J'ai pris tout mon temps pour disposer les serviettes et les couverts. Ma poitrine, compressĂ©e par le tissu de ma robe, s’est offerte Ă  leur vue, Ă  quelques centimĂštres seulement de leurs visages. L’odeur de leur parfum — un mĂ©lange de bois prĂ©cieux, de tabac cher et de cuir — a envahi mes narines, agissant comme un aphrodisiaque immĂ©diat. ​C’est alors que la main de FĂ©lix a frĂŽlĂ© la mienne. Ce n'Ă©tait pas un accident. Dans un mouvement fluide, presque invisible pour les clients alentours, il a glissĂ© un billet de mille contre ma paume, refermant ses doigts puissants sur les miens. Sa peau Ă©tait brĂ»lante, son contact Ă©lectrique. Il ne m’a pas lĂąchĂ© la main tout de suite, m’obligeant Ă  soutenir son regard de braise. ​Il a approchĂ© son visage du mien, son souffle court frĂŽlant mon oreille, me faisant frissonner de la tĂȘte aux pieds. — Moi c’est FĂ©lix, et lui, c’est Alex
 murmura-t-il, sa voix n'Ă©tant plus qu'un grognement suave. ​Son regard est redescendu, plongeant sans aucune retenue dans le creux de mon dĂ©colletĂ©, admirant la rondeur de mes seins qui se soulevaient de maniĂšre erratique. Sa voix s'est faite encore plus basse, plus rauque, chargĂ©e de promesses sombres : — Ça te dirait de passer du temps avec nous, Kendal ? Pas ici. Pas avec ces gens. ​Alex, qui Ă©tait restĂ© silencieux comme un prĂ©dateur en observation, a plantĂ© ses yeux d'acier dans les miens. Un sourire carnassier a Ă©tirĂ© ses lĂšvres, complĂ©tant la proposition de son ami d'un simple mouvement de tĂȘte qui voulait tout dire. Le message Ă©tait limpide : ils ne cherchaient pas une aventure. Ils cherchaient une possession. Ils me voulaient, moi, pour une nuit d'excĂšs, et ils Ă©taient prĂȘts Ă  mettre le prix pour obtenir l'exclusivitĂ© de mon corps entre leurs mains. ​Je sentais l'humiditĂ© perler entre mes cuisses. Ma raison hurlait au danger, me rappelant que ces hommes Ă©taient des prĂ©dateurs, des colosses qui ne connaissaient pas la douceur. Mais mon corps, lui, criait "oui".
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