7. Embauche sur le Saint-Antoine

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7. Embauche sur le Saint-Antoine Albert Emery ferma la porte sans faire de bruit. Il était 3 heures et la rue était déserte. Au premier étage, juste au-dessus de sa chambre, la lumière de ses logeurs était éteinte. Ils devaient certainement dormir comme, du reste, la quasi-totalité des habitants, excepté le Boulanger et les pêcheurs. Albert descendit vers le port. La pluie avait cessé mais le pavé restait brillant et l’air était humide. Les propriétaires de la chambre n’avaient consenti à la louer à Albert que de mauvaise grâce. La tête de cet inconnu silencieux ne leur revenait pas. Ils auraient préféré un petit couple parisien en week-end touristique. Ce n’était qu’en raison de la basse saison et de la présence de Pankratov, une connaissance de longue date, qu’ils s’y étaient résolus.

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