Lettre XLVILyon, 2 août, VI. Quand le jour commence, je suis abattu ; je me sens triste et inquiet ; je ne puis m’attacher à rien ; je ne vois pas comment je remplirai tant d’heures. Quand il est dans sa force, il m’accable ; je me retire dans l’obscurité, je tâche de m’occuper, et je ferme tout pour ne pas savoir qu’il n’a point de nuages. Mais lorsque sa lumière s’adoucit, et que je sens autour de moi ce charme d’une soirée heureuse qui m’est devenu si étranger, je m’afflige, je m’abandonne ; dans ma vie commode, je suis fatigué de plus d’amertumes que l’homme pressé par le malheur. On m’a dit : vous êtes tranquille maintenant. Le paralytique est tranquille dans son lit de douleur. Consumer les jours de l’âge fort, comme le vieillard passe les jours du repos ! Toujours attendre, et ne
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