Lettre XLVChessel, 27 juillet, VI. JE n’ai jamais affirmé que ce fût une faiblesse d’avoir une larme pour des maux qui ne nous sont point personnels, pour un malheureux qui nous est étranger, mais qui nous est connu. Il est mort : c’est peu de chose, qui est-ce qui ne meurt pas ? mais il a été constamment malheureux et triste ; jamais l’existence ne lui a été bonne ; il n’a encore eu que des douleurs, et maintenant il n’a plus rien. Je l’ai vu, je l’ai plaint : je le respectais, il était malheureux et bon. Il n’a pas eu des malheurs éclatants : mais en entrant dans la vie, il s’est trouvé sur une longue trace de dégoûts et d’ennuis ; il y est resté, il y a vécu, il y a vieilli ayant l’âge, il s’y est éteint. Je n’ai pas oublié ce bien de campagne qu’il désirait, et que j’allai voir avec


