Le campus de Duke, baigné par la lumière douce de l’après-midi, semblait presque trop paisible pour Susan Mayer. Assise sur un banc près de la bibliothèque, elle fixait la cicatrice sur son poignet, vestige de la marque désormais brisée. Le Poignard de l’Aube, laissé sous la garde partagée des clans de Mike Delfino et Carlos Solis dans la clairière sacrée, représentait une paix fragile, un équilibre qu’elle avait forgé au prix de batailles et de sacrifices. Lynette Scavo, assise à ses côtés, feuilletait un carnet de notes, son regard oscillant entre vigilance et fatigue. Mike, ses blessures en voie de guérison, se tenait près d’un arbre, ses yeux argentés scrutant les environs avec une prudence instinctive. Carlos, adossé au banc, faisait tourner une pièce entre ses doigts, son regard doré


