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1117 Mots
Ou suis-je ? Pourquoi ses hommes font-ils ça ! Où est l'intérêt de kidnapper des filles. Je n'ai que dix-huit ans ! L'odeur du souffre se fait de plus en plus intense. Ces horribles hommes s'approchent de nous, qu'est-ce qu'ils vont nous faire, nous v****r ? Oh oui, Je suis sûre de ça ! Je vois Mélanie terrifiée, j'essaie de trouver son regard pour la rassurer, mais en quoi pourrais-je la rassurer, je suis tout autant terrifiée qu'elle. Pourquoi nous ? Mon dieu ! Je vois la fille qui avait parlé avec audace toute à l'heure se débattre, un homme essaie de la prendre, mais elle se débat comme elle peut, il commence à lui donner des coups de points, ses cris résonnent dans toute cette pièce, seigneur ! Mais pourquoi fait-il ça ? Pourquoi la torturée ? L'homme qui me fixait toute à l'heure s'approche de moi, mon instinct de survie s'actionne et je recule en arrière. Que me veut-il ? Me frapper ? Un autre homme aux yeux bleus s'approche de ma sœur qui se met à sangloter, j'essaie de me lever pour l'aider, mais je n’y parviens pas. Oui l'homme aux yeux gris métallique me tire par les chevilles et je me retrouve à terre, une nouvelle fois. - Qu'est-ce que vous me voulez ! Crie-je, Ses yeux gris prennent une lueur sombre, la colère ! - Keyra ! Tu vas te calmer si tu ne veux pas finir amochée ! Me gronde-t-il Amochée ? Comme l'autre fille ? La pauvre elle a le visage ensanglanté, Il m'aide à me relever. Une fois debout, le tournis me prend subitement mais il met sa main sur ma taille pour m'aider à avancer. - Allez ! On part maintenant ! Crie l'homme Latino, Partir ? Où ? Où est-ce qu'on va ? Je vois que l'homme aux yeux bleus porte ma sœur sur son épaule comme un sac de patate. On arrive devant des camions, d'autres filles sortent de d'autres garages, on est une trentaine peut être, mon dieu, mais où est-ce que je suis ? Un marché d’êtres humains ? Ils vont peut-être me vendre comme esclave sexuelle. J’avais déjà lu un livre pareil, la seule différence c’est que Livvie était tombé amoureuse de son ravisseur Caleb, et l’histoire s’est plutôt bien finie. Mais on n’est pas dans un livre, là, c’est la réalité, et ça craint comme réalité. On nous fait monter dans des camions, ma sœur et mise dans un autre camion, je n'aime pas être séparée d'elle, malgré nos différents caractères je n'aime pas rester sans elle, il me faut ma sœur et tout de suite. - On va où ? Dis-je à l'homme aux yeux gris, - On va chez nous, dit-il Chez nous ? Oh mon dieu ! Mais c'est où ça chez nous ? Je ne connais qu'un chez moi, chez mes parents, oh mon dieu mes parents ! Maman ! Papa ! Ils doivent sûrement s'inquiéter. Une fille blonde aux cheveux carrés saute du camion et part en courant, elle s’est enfuie. Je la suis dans son élan jusqu'à ce que je la vois tomber et crier tellement fort que je crois qu'elle ma percer les tympans, du sang gicle de partout autour d'elle, un homme s'approche d'elle, il s'accroupit devant elle un large sourire aux lèvres, puis il remonte avec....oh non ! Il tient le pied de cette fille, qui....qui ne fait plus partis de son corps, à force d'écarquillé mes yeux je crois qu'ils ne vont pas tarder à être éjecter de leurs orbites. Ils lui ont arraché son pied, c'est quoi ses monstres ! Ils rigolent comme si c'était un épisode de Friends, ou quelque chose d'humoristique, Oh non Friends ! Reverrais-je un jour cette série ? Puis il la tient par ses cheveux carré taché de sang, et la tire en la laissant encore crier, et crier. Je ne sens ni mes jambes, ni mon ventre, je ne sens plus rien, en voyant tout ce sang, je tombe dans les vapes. * J'ouvre les yeux à cause des bruits que j'entends, des pas, des paroles effrayantes, des hommes, des femmes qui parlent, j'essaie de bien regarder autour de moi, je suis toujours dans ce camion qui est ouvert, les hommes nous font descendre, Une fois sortit de ce dernier je constate que je suis devant un grand bâtiment. Il est en gris. Je ne l'aime pas, il est effrayant. Je regarde tout autours afin de voir à peu près où je me trouve, mais je ne vois qu'une forêt sombre, le ciel est gris, ce bâtiment et entouré de grilles noirs, d'à peu près six mètres de haut quand même, je me souviens lorsque il avait dit qu'il n’y avait pas d'échappatoire. Je vois enfin Mélanie je m'approche d'elle en courant, et je la serre dans mes bras elle laisse ses larmes couler en abondance. - Où est-ce qu'on est Keyra ? Demande-t-elle affolée. Elle a l’air abattue. J’essuie ses larmes. - Mélanie écoute moi bien. Je ne sais pas où on est, ni pourquoi on est là. Je sais juste que ces hommes sont cruels, et qu'on va souffrir...on a était kidnappées. - Oh mon dieu Keyra, Keyra je..... Elle fait une crise de panique, elle en fait souvent quand elle est stressée, ou apeurée. Et là, ce n’est vraiment pas le moment qu’elle en fasse. D’habitude on a des paroles qu’on se dit entre nous lorsque l’une d’entre nous ne va pas bien. Ça fonctionne souvent, comme une formule magique. - Hey Mell, regarde-moi, regarde-moi s'il te plaît. Elle me regarde avec ses yeux tétanisée. Je claque des mains afin qu'on fasse notre rituel, qu'on fait depuis notre enfance, c'est à peu près notre engagement de sœur jumelle. On enlace notre petit doigt, on bouge nos mains, et on dit : - Jamais on se quittera, jamais l'une sans l'autre, on doit être courageuse, et on fera ce qui est juste et bon de faire. - Répète Mélanie ! -Jamais on se quittera, jamais l'une sans l'autre, on doit être courageuse, et on fera ce qui est juste et bon de faire. Enfin elle s'est calmée, on s'enlace. - Tout va bien aller Mélanie, tout va bien aller. Je me défais d'elle, un sifflement attire notre attention, c'est toujours le gars à la carrure d'ours qui prend la parole, ça doit être leur chef non ?
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