27.Après le départ du page, de Fleur-d’Amour et des bohémiens qui les escortaient en murmurant, Michaël était demeuré seul avec Pepa. — Petite sœur, avait dit Michaël, apprête-toi à me suivre. — Ce soir ? — Oui. — Où me conduis-tu ? — En un lieu où tu verras de nobles dames et de nobles seigneurs. Pepa tressaillit et songea à ce beau gentilhomme qu’elle devait aimer, si elle en croyait la prophétie de Betsabée, la pauvre fille cul-de-jatte. — Nous allons au Louvre, ajouta Michaël. — Au Louvre, seigneur ? Puis, Pepa parut comprendre : — Ah ! c’est juste, dit-elle, la reine de Navarre est à Paris, et c’est au Louvre qu’elle a son logis. — Cela est vrai, dit Michaël ; mais ce n’est pas chez cette princesse que nous allons. — Chez qui donc, frère ? Michaël n’eut pas le temps de ré


