17.L’empereur était donc parti pour la chasse, en compagnie du dauphin et d’une suite nombreuse de gentilshommes français et espagnols. A onze heures on attaquait le cerf au Poteau-du-Roi, et le dauphin, qui était aussi passionné veneur que son père, le roi François, premier du nom, donnait l’exemple en se mettant à la tête des chiens. L’empereur était moins enthousiaste de la noble science de saint Hubert ; même au milieu des fêtes qu’on lui donnait, Charles-Quint demeurait absorbé par les soucis de la politique et restait diplomate. Deux choses le préoccupaient depuis le matin, l’absence du roi et celle de la duchesse d’Etampes. Pourquoi le roi était-il subitement malade ? C’était là un mystère pour lui, et un mystère il voulait sonder à tout prix. Aussi laissait-il le dauphin s’em


