Je n'avais jamais réellement fait attention, à ta musculature. Oui, Mathéo je n'avais jamais remarqué à quel point, tu avais de la force dans tes bras. Du moins c'est ce que je me dis, vu la facilité avec laquelle tu me portes pour monter les escaliers.
Voir ton visage de si près, t'ai je déjà dit à quel point, rien ne vaut ce genre de moments que nous partageons, tous les deux ...
Ces moments de complicités.
Ces moments où il devient évidant pour moi de comprendre à quel point je t'aime.
Ces moments durant lesquels je me rends compte du fait que toi et moi sommes réellement des âmes sœur.
Quoi qu'il se passe, quoi que l'on se dise, Mathéo je sais que je t'aimerais toujours...
Comment je le sais ?
Peut être parce que l'on est sur le point d'échanger le moment le plus intime que notre couple n'ai jamais connu, dès l'instant où entourée de tes bras je me retrouve lentement mais surement déposée le long du matelas de ton lit, qui s'affaisse sous notre poids , les grincements des ressorts sont omniprésents quand ta paume de main vient s'écraser non loin de mon oreille.
Je me sens comme ensevelit par un océan d'envie, de désir, de passion, dès lors que tes mains attrapent le bas de mon sweat, que tes doigts tirent sur ce dernier et qu'une fois encore je sente le tissu contrairement à la première fois cotonneux longé le long de mon tronc.
Au moment où tes lèvres entrent en compact avec la peau de mes seins nus, je me débarrasse des manches de mon sweat. Et là, je viens de me rendre compte que je suis en culote !
Mathéo ! Je suis en culotte ! Dans ton lit, dans tes bras ... Ton corps est en dessous du mien, et je peine à garder les yeux fermer tandis que tes lèvres effleurent les auréoles de ma poitrine. Mes mains cherchent quoi faire, malgré le fait que je ne saches absolument pas quoi faire.
" Dit moi si quelque chose ne va pas" ,c'était ta consigne alors je trouve normale de te demander :
- Mathéo ?
Tu relèves si langoureusement tes lèvres de mes seins, que je me sens frissonner. Je suis en train de me mordre la lèvre inférieure, alors que ton t-shirt coulisse le long de mon ventre, qu'une partie de ce t-shirt se soulève, et que je sens des frictions entre tes abdos et ma peau.
Ta deuxième main remonte de ma hanche et tes doigts par accident j'imagine caressent la pointe de mes seins, avant de venir se poser tous les cinq, côté paume, tout autour de la limite qui sépare la joue de mon cou, une partie que je ne savais pas si sensible avant que tes doigts ne l'effleurent avec autant de sensualité.
Je suis sans voix, quand tu te décides à poser tes lèvres contre les miennes, quand tu profites du fait que mes lèvres soient entrouvertes pour y introduire ta langue qui délicatement traverse la courbe de mes lèvres, pour retrouver la mienne.
La symbiose, association biologique, durable et réciproquement profitable, entre deux organismes vivants. Aie je besoin de t'expliquer à quel point ce terme exprime ce que nous sommes en train de vivre toi et moi ?
Peut être que je devrais te dire, que je trouve très profitable, la manière dont ta deuxième main remonte le long de ma cuisse. Je devrais sûrement ajouter à quel point j'apprécie la galanterie dont elle fait preuve alors qu'elle rencontre mon genou, et qu'en réponse à cette envie réciproque, je t'aide à dégager ma cuisse, en lui donnant une légère impulsion ce qui aide à la consolidation de notre durable association biologique car maintenant, tu as assez d'espace pour insérer ta jambe entre les miennes.
J'ai toujours trouvé ce mot étrange, mais je ne vois pas un autre mot que celui là pour qualifier notre situation... Oui mon amour, maintenant que nous sommes entremêlés l'un à l'autre, nous sommes en parfaite symbiose.
C'est dans un soupire que ta langue se défait de la mienne, que mes mains cherchent ton visage, et que tu te rappelles de ce mot que j'avais prononcé il y'a quelques minutes de ça.
- Chérie, tu voulais me demander quelque chose ?
Je veux bien te dire tout ce qui me dérange ... Mais si tu m'appelles chérie, après m'avoir caresser comme tu viens de le faire ! Comment veux tu que j'arrives à avoir les idées claires ?!
J'inspire, essaie de prendre sur moi pour ne pas me liquéfier d'embarras, alors que je te demande pour le moins gênée :
- Je me sens toute débordée, qu'est ce que je pourrais faire si je veux que tu te sentes aussi bien que ... Moi.
J'ai dit des mots, mais mon intonation de voix est si faible, que je ne sais honnêtement pas si tu m'as entendu.
Mais grâce au fin sourire que tes lèvres sont en train de réaliser, je comprends que tu as tout entendu. Par ta main qui recherche la mienne, je comprends que tu voudrais me montrer ce que tu aimerais que je fasse alors avec assiduité, je te regarde faire.
Je te regarde, déposer ma main sur ton t-shirt, je pense que tu veux que je l'enlève.
En accord avec ton envie, je serres dans le poing de ma main le bout de ton t-shirt, seulement quand j'entrevoie la courbure de tes abdos, ta main se balade à nouveau le long de mon flan droit, et lascive je me tortille tandis qu'un gémissement m'échappe.
Je ne m'attendais pas à ce que tu me murmures :
- Trop sexy ...
C'était tellement inattendu, mais tellement voulu.
Je veux que tu me vois de cette manière là, je veux que tu me vois comme étant la femme qui t'excite ! Et non ton adorable petite amie qui fait des trucs mignons et gênants. ça peut paraître tellement superficiel, mais là je suis trop contente ... Je suis vraiment contente.
Ma main, relâche ton t-shirt préfère se poser contre ton cou pour me permettre de rapprocher mes lèvres des tiennes, je t'embrasse. Et tu commences à comprendre qu'il sera difficile pour moi de t'aider si tu joues avec mon corps en même temps !
Je soupire, et au même moment un rire m'échappe. Tu me fixes, intrigué. Je suis toute souriante quand je réponds à ton interrogation :
- C'est plus amusant quand on se laisse juste aller ...
Tu souris à ton tour.
Ton regard, est si profond mais en même temps si absent, c'est si magnétique, hypnotique.
- Tu penses à quoi ?
- A rien, Andréa.
Tu détournes des yeux, alors que tu me réponds par la négative.
Je pose ma main contre ta joue, tes yeux se replongent dans mon regard, quand j'agis à mon tour en tant que personne sage du couple.
- Allez Mathéo, pas de ça entre nous dit moi tout s'il te plait
Tu déglutis, tes lèvres viennent se poser contre les miennes encore une fois, mais cette fois, c'est différent, je te sens différent, tu es beaucoup plus intense, tu es quasiment incontrôlable !
Haletante, j'arrive à te murmurer :
- Mathéo ...
Est ce que tu m'entends au moins ?
Est ce que tu sens, mes ongles qui s'agrippent à ton haut, pour te signifier que tu embrasses mon cou avec beaucoup trop d'intensité ?
Est ce que mes gémissements, te font comprendre que je supporte mal le fait que tes mains glissent le long de mon corps ?
Ces mains qui sont beaucoup trop curieuses, qui tâtonnent tout se qui leur semblent nouveaux, ces mains qui s'amusent de mon corps presque nu, en effleurant, chaque partie sensible qui trouvent leur chemin. Ces mains qui adorent caresser la dentelle de ma culotte, ces mains qui jouent avec mes limites, avec ma sensibilité, quand elles entreprennent l'idée de faire glisser l'élastique de ma culotte le long de mes jambes.
Je pense qu'on vient de quitter du plus douze, au plus seize.
Je me fige le temps d'un instant, tu me fixes sans détourner le regard une seule seconde. Je ne t'ai jamais vu aussi intense c'est déroutant ... Je me sens perdue, je veux que tu ...
- Arrête !