Notre première

3011 Mots
Le souffle de ton soupir s'étalait le long de ma poitrine, je ne sais plus vraiment quoi te dire, quand tu t'écroules entre mes bras, Et que l'espace qui sépare chacun de mes dix doigts, se retrouve combler par les tiens. Tu soupires encore une fois, seulement cette fois c'est contre mon oreille.  Toi, tu soupires mais moi j'inspire. Tu as besoin d'évacuer ta frustration tandis que moi j'ai besoin de renouveler la quantité d'oxygène qui circule dans ma cervelle. Je suis un peu perdue, alors que tu me demandes :  - Qu'est ce qui ne va pas cette fois ?  - Rien ...  - Rien ne va ! Me demandes-tu surpris, alors que tu relèves soudainement, ton torse afin de m'observer de loin.     Naturellement, je me sens un peu gênée et place mes mains sur mes seins, pour arriver à me couvrir, un peu. Même si tu as ... tout vu, ça reste gênant de te voir tout voir... - Pas rien ne va, c'est plutôt que tout va bien.    Tu inclines ta tête sur le côté, me regarde fixement, profondément intrigué par mes futures paroles. Ah la la, arrête de me regarder comme ça, tu me fous une pression pas possible ! - Si tout va bien, pourquoi tu me demandes d'arrêter ?    Je baisses des yeux, au moment où je t'avoue que : - C'était ... un peu trop ... intense, je voulais juste calmer le jeu.    Tu souris, m'embrasses, me murmure :  - Tu vois c'est pour ça que je t'aime.  Je te souris à mon tour, n'hésite pas à te demander plus de détails. - Ah oui ? Dit moi tout - Tu es la personne que tu es, fidèle à toi même, à tes principes, tu es une fille qui en vaut la peine.  - La peine ?  - La peine d'attendre.    Cette fois, c'est moi qui glisse mes bras autour de ton cou pour t'embrasser.  Dix secondes je dirais, c'est le nombre de secondes que tu as tenu avant d'abaisser ta tête et de te mettre à regarder mes seins.    Je m'indigne en te poussant loin de moi et en tirant le drap de mon côté  du lit pour arriver à couvrir mon corps. Je suis catégorique, quand je t'ordonne :  - Ne regarde pas mes seins !    Tu éclates de rire, avant de me demander calmement :  - Comment je suis censé te toucher, sans les regarder ?    Je hausse les épaules, te répond nonchalamment :  - Ferme les ! - Sérieusement ? Autant me demander de conduire les yeux fermés. - Tu es un habitué, je ne pense pas que ça pourrait te déranger... - Andréa, et si tu arrêtais de te payer ma tête deux minutes ?  - J'aimerais bien, mais Mathéo j'ai peur ... Je suis terrifiée quand tu fais ton Mathéo... - Quand je fais mon Mathéo ?  - Oui quand tu es tellement sexy, et compétent que j'ai l'impression de me faire dévorer et que je ne vois pas l'intérêt  de ma présence.   - L'intérêt de ta présence ?    Encore une fois, tu ne réprimes pas ton rire moqueur, tu ris à vaciller du côté gauche du lit, et à te retrouver couché totalement à l'horizontal sur le lit.  Quand soudain tu te stoppes, poses tes yeux sur moi,  déclare des mots à mon endroit :  - Andréa ... Ta présence a évidemment de l'intérêt, le sexe c'est fait pour être au moins à deux, à moins que ...  - Que tu ?  - Que je sois en train de me mastur ...    Je ne te laisse pas finir ta phrase, que je t'ai déjà jeter mon oreiller à la figure. Tu te remets à rire, et moi je lèves les yeux aux ciels.  Mais étrangement, ma main a envie de retrouver la tienne, étrangement, mes lèvres ont envie de se poser sur les tiennes, et encore plus étrangement, j'ai envie de sentir ton corps contre le mien, de sentir cette chaleur qui m'a quitté il y'a quelques minutes de ça.  Je pense, je n'en suis pas sur, mais je pense que j'ai envie de toi.    Je soupire.    Mes yeux cherchent les tiens à un instant  au cours duquel, je me rends compte du fait que tu es encore en train de me mater ! Ce qui redevient possible car la couverture a glissé quand je t'ai jeté l'oreiller.  Mais là, je ne sais pas pourquoi, mais ça me va, j'ai moins peur, j'ai moins honte.  Quand tes doigts glissent le long de ma joue, je me sens moins effacée, par ton caractère entreprenant  en même temps ce n'est pas comme si je restais stoïque face à ton action. Non, je me suis dis, j'ai envie de caresser ta joue moi aussi, alors je l'ai fait, en même temps que tu caressais la mienne. Tout comme, tu as décidé de m'embrasser et que je me suis dit j'ai aussi envie de le faire, alors je te suis.   Mais, là dans tes bras, je sens une réelle différence, entre quand je restais inerte et maintenant, ce moment où  je me suis dit qu'il était temps de te rendre tes attaques.  Je me sens plus vivante Mathéo !  Quand je trouve en moi, le courage de balader mes doigts, le long de ton haut, quand tu me fixes alors que je tires sur le bas de ce dernier pour m'en débarrasser. Oui je me sens trois mille fois plus vivante quand mes doigts se promènent le long de ton torse, que je ressens le souffle de ta respiration contre mon oreille et que je te murmure :  - Lève tes bras.  Tu t'exécutes, soulèves tes bras pour que l'on arrive ensemble, tous les deux, à t'enlever ton haut. Tu ne perds pas l'occasion de célébrer la disparition de ce dernier par un b****r.  Je te souris, quand tu diriges mes doigts vers la boucle de ta ceinture, à première vue rigide mais si malléable au toucher.  Si j'étais l'air qui remplissait la pièce, je pense que je pourrais sentir cette onde de choque qui vient de se propager dans la chambre, dès l'instant où se desserre ta boucle de ceinture.  Je n'avais jamais remarqué à quel point c'était long, prenant, mais en même temps passionnant, amusant, de faire délicatement glisser ta ceinture le long des lanières de tissu qui servent à la maintenir en place.  Tout comme toi, lorsque nous étions en bas et que tu m'as débarrassé de mon soutien gorge, je choisis de jeter à terre ta ceinture. Tu trouves ça mignon ou sexy ?  J'aimerais savoir Mathéo... Tu trouves ça mignon ou sexy ?  De me voir ouvrir le bouton de ton pantalon, de sentir mes doigts tirer sur le zip de ce dernier. Trouves tu amusante ?   La hâte avec laquelle, je tire sur les coutières de côté de ton pantalon, pour le faire glisser si délicatement le long de ta peau.  J'ai appris avec le meilleur je dirais, quand je célèbre le fait de t'avoir déshabiller par un b****r.  J'imite, non pour me moquer, mais pour apprendre, partager ... Sensualiser, s'amuser.  Partager, un moment qui n'appartient à aucune autre personne qu'à nous, qu'à nous deux, qu'a toi et à moi, ensemble... Sans prise de tête ! Mathéo, Ce moment est le nôtre.  Et je ne laisserais rien ni personne et même pas moi le gâcher.  Crois moi mon amour, je profite de tout, j'encre dans ma mémoire le moindre de tes gestes, même le plus inutile. Comme celui que tu adores faire avant de m'embrasser, passer ta main amoureusement le long de ma joue, la glisser dans mes cheveux, faire longer ta main, le long de mes longueurs, pour débarrasser mes épaules de mes cheveux, avant de l'embrasser.  Continuer, de glisser tes lèvres le long de ma peau, suivant le rythme de ma respiration saturée d'envie, de passions.   Une respiration torride, te démontrant à quel point j'en ai envie, de toi, en moi ,là maintenant, comme ça sans prise de tête ... J'imagine.  Je soupire, alors que ta main droite se saisit de mon sein gauche, je sens la pointe de mon sein au creux de ta paume de main, je la sens accablée par tes doigts, c'est si agréable d'être accablée par tes caresses.  Il est vrai, que je me sens toute débordée à un niveau où il m'est difficile de respirer, mais il est aussi vrai que plus tu me rapproches de ma supposée limite et plus je me rends compte qu'il ne s'agit absolument pas de ma limite.  C'est peut être pour ça que malgré ta main qui agrippe mon sein, mes doigts se promènent, entre tes jambes, touchent, une chose recouverte d'un tissu cotonneux et élastique, une chose imposante, prenante, une chose, dont la grosseur m'oblige à ne pas oublier la présence.    Je me sens d'humeur entreprenante, mais je pense que c'est mieux, si ma main retourne gentiment vers ton torse, une zone qui ne m'effraie pas, une zone sensuelle, aventureuse, mystérieuse, mais surtout démuni d'un immense panneau attention piste noire, placé juste devant l'entrée !  - C'est pas mal tendu par ici.  Me murmures-tu alors que tu repositionnes mes doigts vers cette zone attention danger !    Ma main gauche est en compagnie de la tienne, alors que mes doigts caressent l'érection en pleine croissance ... Pour le moins exponentielle. - Tu prends des stéroïdes ou quoi ?   Te répondais-je sur le ton de l'humour, avec une pointe d'auto-défense.  Je vais vraiment dehors avaler tout ça ?  Je pense que plus d'une aurait hisser le drapeau blanc à cet instant précis. - Tu as peur ?  - Disons que je ne pensais pas que ça ferait cette taille là.    Cette fois tu laisses échapper un rire léger.  - C'est une taille normale tu sais ?     J'ai bien envie de te demander comment tu le sais, mais j'ai un peur de connaître ta réponse. Oui je n'ai aucune envie que tu me dises que vous vous la mesurer entre mec, pour savoir qui a la plus grosse...  Et puis même si c'est une taille normale ne fait pas comme si tu ne comprenais pas l'essence du problème ! C'est une taille normale. Ok, mais : - C'est la première taille normale qui va ... entrer ... en ... moi.    Et voilà comment remettre de l'ordre dans la tête de son copain.  - Mathéo, tu es le premier, c'est flippant, je flippe grave et je ne sais pas quoi faire, qu'est ce que je suis censée faire là, maintenant ?    Tu es au dessus de moi, je suis nue et toi en boxeur, je pense que je viens de me rendre compte jusqu'où la situation est allée. J'ai peur, mais en même temps je ne sais pas, j'ai juste envie que tu sois encore plus près de moi.  - Tout d'abord Andréa, tu as le droit de me dire, si tu veux arrêter et ceux à n'importe quel moment, si tu ne te sens pas bien, si tu as mal ou si tu n'y trouves pas ton plaisir, s'il te plaît dit le moi.  - Tu te répètes chérie ... Tu souris, légèrement, discrètement, mais tu souris quand même. - Quand tu vas la sentir passer tu comprendras pourquoi je passe mon temps à te le répéter.  Je te réponds spontanément par un gloussement. Tu ne peux t'empêcher de flatter ton égo hein ? - Andréa, on y va ?  J'acquiesce face à ta demande, sans vraiment savoir ce que va engendrer cette action de ma part.  Quand soudain, je sens ton annulaire et ton majeur en train de tâter le terrain ?   Ils visitent mon intérieure sans réelle invitation, écarte ma fente, tandis que d'une main, tu fais sortir la bête de la cage qui la gardait, l'enveloppe d'un préservatif, lève les yeux vers moi quand tu me dis pour la dernière fois :  - Déclare toi ma belle, c'est maintenant ou jamais si tu as une dernière parole.    Un rire nerveux m'échappe, pourquoi il parle comme si j'allais y aller ma peau.  Je te réponds par un non de la tête, tu hausses les épaules, place ta main gauche au niveau de la tête de lit. Mes yeux se baissent, incapable de regarder autre part que droit devant moi, dès l'instant où cette chose, essaie de me pénétrer.  Je fronce les sourcils, agrippe ta main droite, celle qui écartait, celle qui a laissé mon intimité, à la seconde où tu as entrepris l'action de me pénétrer.   Mathéo, je commence à comprendre pourquoi tu me mettais autant sur mes gardes !   J'arrive à peine à respirer, alors que tu n'as pas encore fait entièrement pénétrer le bout de ton engin.  Mes ongles s'enfoncent dans la peau de ton bras, tu te mets à rire, quand tu me murmures : - Doucement, respire, respire Andréa.  Ta main gauche caresse ma joue, tu ne m'embrasses pas, me regarde droit dans les yeux, lors de ce moment où, la tête a complétement traversé ma fente et que mon visage se renfrogne en accord avec la douleur.  C'était quoi la phrase déjà ?  Ah oui ! Si la " tête passe alors tout peut passer", c'est un conseil qu'on a tendance à appliquer pour les vêtements, mais là dans ce contexte, je trouve que ça a étrangement tellement de sens.  - Je vais bouger. Inspire.  M'informes tu avant d'entreprendre la moindre action. Tu es si prévenant, tu as vraiment envie que je me sente bien, c'est si touchant, tu es un amour... Mon amour de Mathéo !  J'exécute ton conseil, serre ton bras entre ma main et inspire un bout coup, alors que tu entres plus profondément en moi. Un léger cri m'échappe, quand je te sens un peu plus profondément que ce que je ne l'aurais pensé, vraiment beaucoup plus. - ça va ? Tu as mal ?  Je te fais un non de la tête. Toute cette attention que tu me portes, rends ce moment si féérique.  - D'accord, je vais encore bouger.   Je suis encore ton conseil, inspire alors tu te recules, un peu.  Je déglutis, quand tu te remets à bouger, ton mouvement est lent, mais non sans effet, tu ne me préviens plus, te contente d'aller lentement, de l'avant vers l'arrière. Mes yeux sont fermés, et tes mains se promènent le long de mon dos.  Soudain, je te sens me relever par le dos,  quand j'ouvre mes yeux, je suis face à toi, dans tes bras, assise sur toi, mes jambes se cramponnent à ta taille, et je me sens un peu mal à l'aise, tu es encore en moi, et assise il est presque impossible pour moi, de penser à autre chose qu'à ça, qu'à toi en moi, à la nouvelle intimité que nous partageons, ensemble si près l'un de l'autre.     - Je t'aime Mathéo     je te le dis  ces mots, sans une réelle raison qui pourrait justifier cette affirmation, c'est juste que là dans tes bras, à te regarder fixement, à suivre tes conseils à te voir si patient, si doux avec moi, j'ai juste envie de te le dire, encore.  - Je t'aime...   Ta réponse j'imagine s'illustre, par tes lèvres qui viennent se poser sur les miennes, elle se manifeste, par le mouvement de tes mains qui accompagnent mes seins, alors que si délicatement tu vas et revient en moi, au gré d'une endiablante lenteur.   Mes mains se logent au niveau de ton cou, mes seins se collent à ton torse, et mon dos se courbe progressivement, pour m'aider à être toujours et encore plus proche de toi.  C'est incroyable à quel point le temps passe rapidement quand on est en train de ... S'amuser ?  C'est incroyable à quel point je me sens connectée à toi. J'ai l'impression de représenter un point fixe de l'espace qui se retrouve perturbée par l'onde mécanique qu'émet ton corps.  Oui j'ai l'impression que nous sommes, deux points fixes de l'espace, deux étoiles, deux boules massives, brûlantes, deux corps bouillants liées par leur propre gravité, ayant une position astrale connue, mais une trajectoire impossible à anticiper. Nous dévions de notre axe, quand ton dos s'abaisse le long du matelas, que mon torse vient se poser contre le tien, et que je me mets à gémir parce que ton humeur ne se trouve plus à la lenteur.  A présent, tu te plais à augmenter la cadence, tu pars vite, si délicieusement, langoureusement, vite.   Je me sens peu à peu débordée, tu le sens peut être, après tout ce n'est pas comme si je le cachais.  C'est peut être la bonne décision que tu viens de prendre, ralentir la cadence.   Cette décision me donne le temps de me reprendre, quelques secondes, des secondes que je chérie, des secondes qui me rendent impatiente, au point que se soit moi qui mette fin à ce temps de repos, en faisant à ta place ce mouvement qui consiste à aller et venir.  Aller passionnément vers l'autre, revenir raisonnablement vers soi.  Tes lèvres s'étirent en un doux sourire, ton regard se convertit en ce regard que j'attend depuis le début de la soirée, celui que tu me fais à chaque fois que tu te dis : " m***e ! qu'est ce que j'aime cette fille ".  Mémorable, ce temps que je passe entre tes bras, il est mémorable.  Surprenant, ce liquide qui me donne l'impression de s'être échapper de toi, il est surprenant.  Adorable, le fait que tu continues d'aller et venir jusqu'à ce que mon tour vienne, que je me sente submergée par mes émotions. Cette action de ta part est vraiment adorable.    Je soupire contre ton oreille, alors que je me suis écroulée contre ton torse.  Ta paume de main, glisse du haut de mon crâne jusqu'au bout de mes longueurs.  Ma main se balade le long de tes abdos, je trace des ronds sur ces derniers, et à cet instant de calme, de silence, de plénitude partagée, tu me murmures :  - ça te dit de prendre une douche ? 
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