Confidence sous l'oreiller

1522 Mots
Je me laissais tenter par le côté moelleux et si relaxant que pouvait m'offrir ton lit, quand tu m'as dit ses mots auxquels je ne m'attendais pas vraiment :  - ça te dit de prendre une douche ? -Hum... Qu'est ce que tu as dis ?  Je te mentirais si je te disais que j'avais encore toute ma tête.  Tu soupires, rit contre mon oreille. - C'est normal, on appelle ça le sommeil post coïtal.  Je te réponds par un rire léger.  - Je ne pensais pas que tu savais que le mot c**t voulait dire sexe.  - Ah ouais sérieux ?  Cette fois j'éclate de rire tandis que tu lèves les yeux aux ciels.  - Je ne suis pas stupide tu sais, ce n'est pas parce que j'ai laissé la spécialité littérature et philosophie derrière moi, que je ne connais plus l'existence du français soutenu. - Sans blague. Te murmures-je un peu à bout de souffle.  Tu me serres un peu plus dans tes bras, embrasse ce creux qui sépare mon cou de mon épaule, t'y loge, en fait le nid de ton menton, apprécie le frisson qui émane de ma peau, qui se promène le long de mon corps quand ton souffle s'évade, se ballade si brusquement sur cette zone que je trouve, pour je ne sais pas quelle raison, hyper sensuelle.  Et bien sûr je n'oublie pas ta vivacité physique qui s'agrandit entre mes jambes, je la sens ... si Présente, impossible de l'oublier.   p****n ! Qu'est ce qu'il est présent. Ce pervers, il aime jouer !  C'est peut être une erreur de la désigner en tant que membre intégrante de la gente masculine.  Quoi que pourquoi pas ? Après tout c'est ce qui fait de toi un homme... N'est ce pas Mathéo ?  Te connaissant c'est surement cette capacité à être aussi ... Bien équipé, qui te donne envie de jouer aux gros durs. Aux gros durs qui a dégagé du cours de littérature parce qu'il en avait marre que ses potes le prennent pour un ... comment il le disait déjà ? Ah oui, un sensible.  - Je ne doute pas de ton intelligence, c'est juste que je me disais que tu avais abandonné cette spé à cause de tes potes. Si je peux les appeler comme ça.    Tu rognes en plein dans mes oreilles.  - Pourquoi tu parles d'eux ? Sérieusement, pourquoi maintenant, c'est genre le pire moment pour parler d'eux.  - Toi aussi tu ne les supportes ?    Tu soupires, me relâche avant de te coucher sur le dos, les yeux fermés.   Les miens sont bien ouverts, il apprécie le spectacle de ton corps nu affalé sur le lit, mais pas au point de vouloir abandonner cette discussion. Les moments où je peux te raisonner sont rares, alors j'en profite, même si ça revient à ne pas sentir la chaleur de ton corps contre mon dos.  - Ce n'est pas que je ne les supporte pas. Je les adore, on va vécu des tas de trucs de malade, mais la plupart d'entre eux je ne connais même pas leur nom de famille mais en ce qui concerne Dan, lui c'est mon frère.  - En gros tu préfères le pire de tous !  - Andréa ... Si ce n'était pas à cause de lui toi et moi, on se serait pas en couple.  - Et tu ne passerais pas tes week-end à boire, tu n'aurais pas choisi tes matières en fonction de lui, et tu serais toi, qui tu es réellement. Soudain tes yeux s'ouvrent, tu te tournes vers moi, semble si sérieux quand tu me demandes :  - Qui penses-tu que je suis ?    C'est vrai que je n'y ai jamais pensée, je me contente juste d'être avec toi, tes bons comme tes mauvais côtés. Mais c'est vrai que je n'y ai jamais pensé. Cependant, tu m'as posé une question et je te dois une réponse, parce que je semble comprendre ce que je raconte ! Et que ce je dis paraît si réfléchit,  mature et logique !  Je dois avouer que parfois, je te dis juste des trucs comme ça que j'aimerais améliorer chez toi, sans réelles raisons, je me dis juste que tu serais meilleur si tu agissais comme ça. Et m***e ! ça fait facilement dix secondes que je réfléchis. Tu vas te rendre compte qu'il y'a un problème, et tu vas penser que tu viens de me poser une colle. C'est ridicule, je n'ai pas besoin de réfléchir pour te dire comment je te vois, Mathéo se sont peut être des mots de femme amoureuse, mais je sais ce que je vois en toi :  - Tu es unique. Je ne saurais pas comment te le décrire mais tu as une personnalité unique. Tu prends soin de moi, à ta manière c'est sur, mais tu le fais. Tu passes ton temps à penser à moi, tu supportes mes caprices et ça c'est cool. Tu m'envois un adorable message tous les matins, et ... Tu es tellement sexy, pour moi je t'aime comme tu es. Et je déteste quand tu rentres dans le jeu de tes potes, alors qu'au fond tu n'aimes pas tant que ça te souler. Je le sais parce que quand moi je le fais ça te dégoûte.  Tu fronces des sourcils, apparemment peu convaincu.  - Ce n'est pas que ça me dégoûte, c'est juste que, quand tu soûles, j'ai peur que tu fasses des bêtises, et si je soûle aussi je ne peux pas te protéger. Et une fille seule en soirée. Hum... Non ! Pas une fille. Toi seule en soirée, une fille comme toi, avec un corps comme le tien, une beauté aussi incroyablement divine que la tienne, seule, en soirée ... ça me rend fou.  - Mathéo... ?  - Oui. - Qu'est ce qui te rend fou ?  Tu souris. Ta voix prend un ton plus doux, voir sensuel. - Tu veux vraiment jouer à ça ?  - Je ne sais pas à quoi je veux jouer.  Je me glisse au dessus de toi, corps nu contre corps nu, c'est peut être l'excitation qui me donne envie d'aller aussi loin, parce que en temps normal là maintenant je serais morte de honte. Ouais le fait d'être assise au dessus de toi, m'aurait transformer en statut de pierre incapable, du moindre mouvement qui ai du sens. Je serais restée figée sur place.  Mais vu la manière avec laquelle j'effleure mes doigts contre ta joue.  Tu comprends à quel point, là tout de suite, je ne suis pas gênée.  - Andréa... Tu es vraiment difficile à suivre.  - Comment ça ?  - Parler de mes potes ça t'excite ?  De la surprise se remarque aisément dans ton ton de voix.  - Non. C'est de t'entendre parler de moi comme ça, qui ...  Je me racle la gorge, regarde furtivement à droite et à gauche comme si quelqu'un pouvait être là à cet instant précis.  - ça m'excite, j'ai l'impression que tu ... Apprécies ce que tu vois, et ça me donne confiance en moi, j'aime savoir que tu aimes mon corps, et que ... Tu me désires à ce point.  La fin de ma phrase est presque inaudible. Je commence à avoir vraiment honte au point de couvrir mon visage avec mes mains, de le cacher contre ton torse, laisse échapper un soupir alors que mon oreille est encore posée sur ce dernier.  Ta main droite caresse mes cheveux, et ta main gauche cherche la mienne, se refugie entre l'espace que laisse chacun de mes cinq doigts.  Je lève mes yeux vers toi. Ton regard, lui est rivé sur nos mains qui s'entrelacent, sur nos dix doigts, qui se complètent, se tiennent compagnie. Si soudainement, tu resserres la prise que ta main a sur la mienne. Je gémis, cache pose mon front à nouveau contre de ton torse.  - Tu nous vois où après le bac ?  - A l'université.   - Ouais, bien sur mais toi et moi ça va donner quoi ? Après tout ça ?  - Euh ... On sera ensemble ? Tu pars à Londres chez ton père, je vais postuler là bas et te suivre.  - Ah bon ? Tu veux rester avec moi.  - Pas que, il y'a les meilleures universités d'Europe là bas ?   - Tu vises Oxford ou quoi ?  J'éclate de rire.  - Pourquoi pas ? J'ai le niveau pour Oxford voir plus.  - Je n'en doute pas. Tu veux être diplomate non ?  - Ou Avocate, je verrais à l'université. Et toi ?  - Je crois que je ne sais pas. Mais bof moi je veux juste une bourse pour continuer le foot et puis basta.  - Tu veux être joueur pro ?  - Non, je n'ai clairement pas les capacités. Je veux juste me marrer avant de me retrouver à devoir porter un costume tous les jours de ma p****n de vie.  Nous nous regardons tous les deux, avant de partir dans un fou rire, délicieusement complice.  - Sinon ... Je voulais qu'on aille se doucher.  - Et moi, je ne suis pas contre cette idée. 
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