Une douche pour le moins ... embuée

2862 Mots
Cela fait quelques minutes déjà que j'entends l'eau coulée dans la salle de bain.  Je sais que je lui ai dit que je n'étais pas contre l'idée d'une douche à deux, mais toutes ses minutes qui se sont écoulées depuis son départ du lit me semblent tellement longues, et difficiles à supporter !  Il me manque, je le veux dans mes bras !   Je soupire bruyamment pour qu'il l'entende toute mon exaspération, n'hésite pas à lui crier :  - Mathéo ! Vient me chercher...   Qu'est ce que je me sens comblée, quand je te vois faire éruption dans la chambre. - Madame m'aurait appelé ? dis-tu d'un faux accent anglais.  Je te réponds par une grimace. Tu es gênant bébé.  Terriblement gênant, surtout quand tu ne peux pas t'empêcher de t'affaler sur mon corps nu.  C'est tout de même pas mal indécent, la manière avec laquelle tu glisses entre mes jambes, m'attrape par le bassin, avant de frotter ta joue sur mes seins.  J'expire discrètement, alors que soudainement sans apparemment fournir le moindre effort, tu me soulèves, par le bassin. Je laisse mes jambes retrouver tes hanches et amusé tu me murmures:  - Tu ne perds pas tes bonnes habitudes, chérie.  Je te souris, tu en profites pour m'embrasser.  J'évite de te renvoyer ses mots que tu m'as si spécifiquement adressés.   En revanche je dois t'avouer que je suis surprise par la tournure que prend la situation. Quand tu parlais de douche, je m'attendais à une colonne de douche et de la buée qui me collerait au visage, tellement il n'y aurait pas de place pour toi, moi et tes propositions malhonnêtes !  Mais il faut croire que j'avais tout faux.  Ta salle de bain est surprenante, oui c'est étrange pour un lycéen d'avoir une baignoire aussi grande au centre de sa salle de bain, elle est si grande qu'on dirait une de ces baignoires carrées en bois que l'on met juste à côté des saunas pour se rafraîchir. Je te demande un peu surprise.  - C'est ta chambre ou celle de tes parents ?  Tu me réponds par un rire nerveux.  J'ai visé juste ?  - Mais t'es folle ? Le lit de mes parents sérieux, c'est dégelasse.  Je ne lâche pas l'affaire continue de t'interroger en ajoutant :  - Celui de ton frère alors ?  Tu marques une pause sur notre chemin en direction de la baignoire.  Nous sommes là, dans les bras l'un de l'autre, à se regarder, sans dire un mot le temps d'un si court instant. Je n'arrive pas à deviner ce qui te passe par l'esprit, et j'ai un peu peur d'avoir fait une erreur.  - J'ai dit quelque de mal ?  - Non, c'est juste que tes questions sont étranges. Tu as un problème ?     Mais voilà le fin mot de l'histoire, nous n'arrivons pas à nous comprendre.  Bon dans ce cas, je devrais surement te dire ce que je voulais insinuer par toutes ces questions. - C'est juste que je ne pensais pas que tu avais une salle de bain aussi classe.     D'accord je n'ai pas tout dit, en fait je n'arrive pas à arrêter de me demander si c'est ton mode de fonctionnement. Je veux dire, la plupart des mecs ont une routine, une liste de choses à faire, quand ils s'envoient en l'air. Dan le dit tout le temps qu'elles ne te résistent pas bien longtemps.  Alors, je voudrais savoir si tu viens d'appliquer sur moi cette stupide liste d'étapes qui fassent en sorte que je ne te " résiste pas bien longtemps " C'est stupide hein. C'est bête d'y penser maintenant, mais ta manière de faire est si méticuleuse.  Alors permets moi de me demander si tu leurs enlèves leur haut au rais de chaussée, puis le pantalon à l'étage, les b*****t dans ton lit ! Et enfin vient continuer le jeu dans ta salle de bain ?  ça peut paraître tellement puéril mais ... Je voudrais savoir, même si je n'ai pas le courage de te le demander, j'aimerais savoir combien de filles sont passés par cette case là.  Tu as tout le matériel chez toi, pour passer ton temps à te taper n'importe qui en lui mettant des paillettes plein les yeux. Et ça me soule à un point !  Je déteste penser comme ça, mais je me sens tellement jalouse là tout de suite, de toutes ses connasses que tu as baisé dans cette baignoire ! Rien que de penser aux nombres de filles qui sont passés par ici j'en ai la nausée.  Glouuuup. Le bruit envahissant de l'eau qui remonte, quand notre poids s'ajoute à celui de l'eau chaude remplissant la baignoire.  Floup, Floup, floup. Un son répétitif, qui accompagne le mouvement de mes bras quand j'entreprends l'action de me déplacer vers l'autre bout de la baignoire. Celui à l'exact opposé de là où tu te trouves.  Rapidement, j'attache mes cheveux en faisant un chignon haut qui pourrait tenir la route, si on ne fait que prendre un bain.  Cependant, on est juste toi et moi, seuls dans ta maison, seuls dans ta salle de bain, seuls ... Dans ta baignoire.  Ouais, je pense que mon chignon ne va pas tenir la route, vu les circonstances dans lesquelles on se trouvent. Je suis toujours un peu irritée sur les bords mais cette idée me fait doucement sourire.  Tu essaies de me tirer vers toi, apparemment surexcité par cette même idée qui vient de te traverser l'esprit.  Un peu dans la hâte, je me retrouve entre tes bras. Tes mains curieuses se font une joie, de me caresser en omettant la présence  de l'eau savonneuse. Tes lèvres passionnées de véritables fans de la première heure de ma nuque, l'embrasse, la chérie, apprécie le fait de pouvoir déposer des baisers de plus en plus longs, langoureux, tout autour de cette dernière.  J'aime bien quand tu me fais mijoter comme ça.  Mais hélas, j'ai vraiment envie de te poser cette question, qui risque surement de tout gâcher. Comprend moi, j'aimerais juste savoir :  - Tu as couché avec combien de filles au juste ?  Tu laisses échapper, un soupir vorace, voir un rognement, joue sur les mots pour éviter ma question.  - Tu vois Andréa, ton problème c'est que tu n'aimes pas nous voir heureux.  Pour essayer de détendre l'atmosphère, je ris à ta blague que je trouve dangereusement véridique.  - Je ne pense pas que ça peut poser un réel problème, c'est juste que je voudrais savoir.  - ça ne t'avancera à rien.  - Parle pour toi ! Disons juste que je saurais à quoi m'attendre.  - Dans quelle sens est ce que tu parles exactement ? Depuis qu'on se connaît tu ne m'as jamais posé de questions sur mes ex et c'est genre maintenant à ce moment précis que tu trouves judicieux, je dirais même méga intelligent de le faire ?  - Ne le prend pas comme ça.  Visiblement en colère tu me serres encore plus contre toi, me murmure :  - Je déteste quand tu fais ça.  - Mathéo...  - Non stop, sérieux je sens que je vais m'énerver.  Je rêve ou il est en train de créer une fausse dispute pour changer de sujet ?  Un rire malicieux s'empare de moi. Bébé, tu me prends vraiment pour une conne.  - Mathéo, ne me dit pas que tu penses sérieusement éviter cette question en te mettant à bouder.  Je te réponds sur un ton calme, voir inerte. Oui, un ton si neutre qu'il donne l'impression que j'essaie de te toutes mes forces de contenir toute la rage qui est en moi.  Ce qui est excessivement vrai ! Alors mon amour je t'en prie, choisit bien tes mots.  - Non ma belle, c'est juste que je ne vois pas en quoi ça va t'avancer, et je trouve ça toxique t'y penser.  Je me racle la gorge.  - Ou juste que ça t'arrange de ne pas y répondre.  - Arrête un peu. Ne commence pas, on passe un super week-end, tu veux vraiment qu'on se prenne la tête sur des bêtises ?  - Non ... Mais pour moi, ce n'est pas une bêtise, c'est important.  - Pourquoi c'est si important pour toi ?  - Déjà parce que toi tu sais que je suis vierge, enfin que j'étais vierge, mais moi je sais juste que tu es actif depuis ton entrée au lycée, mais c'est tout ce que je sais et c'est pas assez, je ne connais pas tes préférences ce que tu aimes ou pas, même le plus basique de tes fantasmes, je ne sais rien de ta vie sexuelle, et tout ce que j'ai entendu ce sont des trucs que des rumeurs propagent. Et ...  - Et ?  - J'ai peur que tu aies appliqué sur moi, la technique Mathéo.  A peine ses mots sont sortis de ma bouche que tu t'étouffes avec ta salive.  - ça va ? Te demandes-je partagée entre l'inquiétude et la colère.    Tu tousses légèrement, mais je te sens acquiescer contre mon dos; inspire profondément avant de me dire :  - Andréa, tu sais que toutes ses histoires se sont des rumeurs ? Tu l'as dit toi même ils ne savent rien, et cette histoire de technique Mathéo, c'est plus une manière de se foutre de ma première fois qu'autre chose.  - Ah bon ? - Ouais, tu n'étais pas là en seconde, alors tu ne peux pas savoir, mais s'il te plaît n'en parle plus, c'est vraiment un truc que je voudrais oublier.  - D'accord... Donc euhh tu ne t'es jamais tapé de filles dans cette baignoire.  - Tu as une imagination débordante.  Je ne te cache pas que ta réponse me fait doucement sourire.  - Mais... Tu as une réputation de dragueur en série.  - Pitié, ne fait plus attention à ça.  Et toi tu ne réponds toujours pas à mes questions. Tu passes ton temps à fuir, c'est énervant !  - Tu sais que tu as répondu clairement, à aucune de mes questions.  - Oui, je sais.  - Pourquoi tu l'as fait ?  - Parce que c'est malsain et que se sont des informations qui ne servent à rien.  Définitivement en colère, j'essaie en vain de dégager tes bras.  - Hey ... Ne le prends pas comme ça.  Dans ce genre de situations je ne vois pas une autre réponse possible que le silence !  Alors je me tais dans l'espoir que tu arranges la situation.  Tu as toutes les cartes en main, Mathéo, dit moi juste ce que je veux entendre, c'est pas compliqué ? Réponds à mes foutues questions !  - Bon ok, ne t'énerve pas ! Putain... Ok, je vais te le dire. Mon fantasme préféré ce sont les costumes de maid, c'est pour ça que je t'ai en acheter un. Je n'ai pas de préférences en terme de femmes, je fonctionne au feeling, si je trouve une fille belle, je l'aborde et puis basta. Mais je ne drague pas tout ce qui bouge, je ne suis pas un homme à femmes je déteste ça. Cette rumeur qui court sur moi depuis la seconde c'est à cause d'une fille de première avec laquelle j'avais couché, et qui a dit à toutes ses amies qu'elle m'avait dépucelé. Je n'aime pas en parler parce qu'à l'époque j'étais bête et que je m'en foutais de ces conneries de première fois. Qu'est ce que tu veux savoir d'autre Andréa ?  Je pense que j'en sais plus que nécessaire là...  C'est un peu gênant, c'est même trop embarrassant surtout pour toi, te livrer c'est pas ton fort, le fait que tu me dises tout comme ça, c'est ... Super mignon.  Heureuse, je me mets à rire, me tourne vers toi pour t'embrasser.  - Cette fille est une idiote, cette école est remplie d'idiots, et tu es l'homme de ma vie. Je t'aime.  Tu me rends mon b****r, me sert fort contre toi, va jusqu'à soupirer contre ma poitrine pour me montrer à quel point tu es soulagé. Tu es adorable, j'adore quand tu te conduis comme ça, j'aime quand tu t'ouvres à moi, si seulement tu pouvais passer ton temps à le faire, se serait cool. Très cool...  - Tu n'es plus énervée ? - Moi ? Je l'ai été ?  - Ah ouais c'est ça, fous toi de moi.  Tu es trop chou, quand tu t'énerves ! Je te souris contente de mon effet.  - Sinon ... Tu fantasmes sur les maid ?  - Arrrh ! hurles tu en mimant une fausse crise cardiaque. J'éclate de rire, tu en profites pour me susurrer.  - Si tu me faisais le coup de porter un costume de maid, ça me tuerait direct. Je serais genre raide mort.  - à ce point ?  - Voir plus que tu ne peux imaginer.  - Arrête ... Tu me gênes...  - Je te gênes ? Allez ma belle, celui qui souffre là c'est moi. Ton corps contre le mien, comme ça sous l'eau chaude, c'est électrifiant !  Je sens que tout mon sang migre vers une zone plutôt dangereuse.  - Vers le nord tu veux dire ?  - Hum... Ouais, le nord....   Tes lèvres n'attendent pas la fin de ta phrase pour se poser sur tout ce quelles peuvent toucher, embrasser, sucer... Ma peau est douce, tu me le dis tout le temps. Mais je ne sais pas si c'est la raison pour laquelle tes mains ont migré vers le bas de mes cuisses.  Une chose qui soit sur c'est bien le fait, que là maintenant tu sois vraiment dur et tendu surtout  long et douloureux !  - Mathéo... Tu ...  Je me retrouve coupée par un gémissement de ta part.  Je ne pensais pas que tu souffrais autant, je comprends mieux pourquoi tu ne voulais pas t'éterniser sur notre discussion. En fait tu voulais en finir au plus vite, pour pouvoir le faire, avec moi dans la baignoire.  D'accord, mon chérie je m'excuse, je t'ai mal jugé. J'avoue.  - Andréa ?  - Hum...  - Je vais te passer une pilule après ok ?  J'acquiesce consciente, que tu sois dans l'incapacité de te lever, pour aller prendre un préservatif. T'inquiète pas je te comprends.  Mes yeux se ferment légèrement, quand je sens que tu agrippes mes hanches, soulève légèrement mon bassin, bouge un peu plus à l'intérieur de moi.  Je gémis, attrape le bord le plus proche de la baignoire pour m'y accrocher.  Mes seins se plaquent contre la paroi de cette dernière, et ça ne t'empêche en rien de continuer à aller plus loin... Plus tu t'avances et plus mes doigts s'enfoncent dans cette p****n de paroi ! J'expire profondément, mais ça sonne plus comme un gémissement.  - Tu me fuis ? Andréa ?  Arrête de murmurer ce genre de trucs contre mon oreille j'en meure de honte !  - Non ...  Ce que je dis est à peine audible.  Tu te moques quand tu me demandes :  - Hum... Chérie tu peux répéter ? Parce que je n'entends rien. Tu n'es vraiment qu'un sadique !  En un sens je déteste ça, mais m***e ... C'est trop sexy ! - Je ... Je ... Je ne te fuis pas. - Qu'est ce que je vais bien pouvoir faire de toi petite menteuse ?  - Je ne mens pas... - Tu en es sur ? Ton torse se colle contre mon dos, tu t'enfonces encore un peu plus en moi, je recule légèrement, et tu laisses t'échapper un ricanement sarcastique.  - Mais oui, tu ne me fuis pas c'est sur.    Je me contente, de m'accrocher encore un peu plus au rebord de la baignoire.  Je ne me sens pas très bien, ce n'est pas seulement à cause de toi ! Mais aussi l'humidité, la chaleur, surtout toi ! Mais l'atmosphère ne joue pas en ma faveur.  Je respire difficilement, je me sens un peu débordée... Je soupire, pour essayer de remettre de  l'ordre dans mes idées. Ta main vient prendre la mienne, l'enlace fort, comme quand nous étions couchés ensemble sur le lit il y'a quelques minutes ? Je crois.  ça fait combien de temps qu'on est ici ?  Ma tête, je me sens toute embuée... Je soupire encore une fois.  Tu me murmures :  - ça va aller ?  J'acquiesce. - Je finis vite d'accord ? - Oui... Waouh Mathéo, j'apprécie tellement la douceur de tes lèves sur mon cou. Tes doigts qui s'aventurent dans ma chevelure, ta manie étrange de renifler le parfum de mon shampoing. La lenteur de tes hanches, qui entrent et ressortent. D'accord, c'est vraiment agréable.  Je laisse mon front se poser sur le bord de la baignoire et mon chignon se défait. Je balance mes cheveux vers l'avant. Respire toujours aussi difficilement. Ton torse contre le mien, ta chaleur en moi, la chaleur de ton torse sur moi. C'est ...  Agréable, affreusement agréable.  C'est dans cette atmosphère de calme, de zénitude que nos ébats se terminent.  Tes bras entourent les miens, ton front se repose sur mon épaule.  Le silence qui était dans la salle se retrouve briser par ton doux rire sadique.  - Andréa ?  - Oui, Mathéo.  - Ne pense surtout pas que j'en aie fini avec toi.   
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