Voyons voir jusqu'où tu peux aller

2515 Mots
Plus je farfouille dans mes affaires, et moins j'ai l'impression d'avoir fait le bon choix. Je me tourne vers toi, deux nuissettes à l'intérieure de chacun de mes poings. Dans celui de droite, c'est une nuisette en soie, finition en dentelle et de couleur doré, tandis que l'autre est en satin, sans dentelle et de couleur blanche. Je ne sais sérieusement pas quoi porter et après la douche hyper ambuée que l'on vient de prendre, je n'ai plus réellement les idées en place. Dans un soupire, je me laisse tomber au creux de ton lit, croise mes avant bras sur mes yeux, alors que je sens un poids s'étaler le long de mon corps. Je déglutis, sait pertinemment qu'il s'agit de toi, il n'y a personne d'autre à part toi et moi... Je sens le bas de ma serviette délicatement glisser sur le côté. Tu profites de cette nouvelle ouverture pour langoureusement laisser tes doigts se promener sur courbure de mes seins vers celle de mes hanches. Un gémissement m'échappe, quand tes lèvres se plaisent à embrasser mon échine et que ma respiration tend dangereusement vers la dérive, l'impatience. Une envie irrépressible de te caresser les cheveux me vient à l'esprit et quand je décroise mes bras pour t'enlacer, je me rends compte du fait que j'ai encore ses nuisettes dans ma paume de main. Mes yeux croisent les tiens, et grâce à une sorte de communication non verbale, qui reposerait sur le fait, que je suis beaucoup trop dans les vapes pour répondre à ton sourire, tu me demandes : - ça va ? J'ai besoin de quelques secondes pour me reprendre. - Hum ... Oui. Je me sens juste toute embuée. - Désolée, tu n'aurais pas du faire autant de temps dans un bain chaud, sérieux c'est pas bon pour ta santé. Je pensais à quoi ? Tu sembles si concerné, je dois avouer que ça me fait mal au cœur, de te voir te sentir si coupable. Dans un élan de compassion, je pense, mes doigts se dirigent presque contre ma volonté vers ton visage, que j'encadre de mes doigts. Je te souris. Tu te baisses et m'embrasse. Je te murmure : - ça va aller, il me faut juste un peu de temps pour récupérer, c'est rien. Tu soupires contre ma poitrine, t'y niche comme si tu étais un lapin qui se réfugie dans son terrier. Un lapin ... Bon je dirais plus un " chaud lapin" ! Je me mets à ricaner dans ma gorge, et à l'instant où ta joue se frotte contre mes seins. Tu sembles sérieusement t'interroger sur les raisons de mon amusement. Je secoue la tête de la droite vers la gauche, comme pour te faire comprendre qu'il n'y a aucun problème de mon côté. C'est ainsi que brusquement, on se retrouve interrompu par la sonnerie de ton portable, tu regardes le nom qui s'affiche à l'écran, te presse de répondre quand tu te rends compte que se sont tes parents. Tu t'éloignes vers le couloir, pour avoir l'intimité nécessaire qui te permet de répondre au téléphone. Quand tu sors de la pièce, je peux enfin respirer. Mais je continue de te voir et de t'entendre à travers le seuil de ta porte, cette dernière est restée grande ouverte. - Oui, Maman, euh tu m'as laissé un message ? Désolé j'étais sous la douche. Alors ton séjour ? Hum... Ouais je vois. Moi ce soir ? Je crois que je vais me réchauffer une pizza et regarder un film. Il se met doucement à rire. - Oui, je le ferais seul. Non, je ne sais pas si Dan va passer. Tu voulais dire autre chose ? Non ça fait une semaine que je n'ai pas eu Damien, mais il répond aux messages, cette semaine il devait être chez papa, ouais à Londres. Son regard glisse vers moi, il me fait un clin d'œil. Je lui souris. - Bon Maman, je vais enlever la pizza du four, bisous je t'embrasse. C'est perdu dans ses pensées qu'il rentre dans la chambre, je le taquine un peu quand je lui murmure : - Mais quel vilain menteur. Il laisse échapper un rire, s'approche doucement de moi. - Dit seule qui était censée être chez Tiffany ? Ses bras tel un lionceau, qui s'abaisse dans les hautes herbes de la savane pour attraper furtivement sa proie, avancent pas à pas vers moi. Je soupire, encore un peu embrumée, fatiguée. Je sens ses lèvres qui se posent sur ma nuque, ses lèvres qui embrassent, caressent, montent, vers le derrière de mon oreille, lèche, embrasse encore et toujours si langoureusement ses parties de mon corps qu'il semble tant désirer. Le souffle de sa respiration, qui se propage, effleure ma nuque. Je gémis, me tortille sous le poids de son corps. Je soupire, implore en silence que le félin n'assouvisse pas son instinct de prédateurs. - Mathéo ... Je ne pense pas que je vais pouvoir faire quoi que se soit là. - Tu n'as pas besoin, de faire quoi que soit, juste laisse moi faire. D'accord ? J'acquiesce, me délecte de la douceur de la peau de son cou que ma joue vient brusquement de rencontrer alors que j'étais en train d'acquiescer. J'entends le bruit du préservatif que l'ouvre, le bruit de la chair qui se fait recouvrir de latex. Comment peut-il être encore dur ? C'est la troisième fois en une seule soirée ? D'accord, il était en abstinence pendant plus d'un an mais quand même ! Je fronce des sourcils, alors que je sens qu'il m'a pénétré, sans préavis, une pénétration brusque remplit du désir qu'il me porte. C'est mignon, mais c'est un peu trop pour moi. Je ferme les yeux, inspire profondément, enlace ses doigts qui viennent se refugier dans ma paume de main, expire toute la tension qui monte en moi, alors qu'il me pénètre passionnément, délicatement. Comme si il savait que là tout de suite si il part plus vite je vais sérieusement m'écrouler. Et puis m***e, j'ai un peu mal à la hanche. Mes mains partent se loger le long de mon corps, inerte je me laisse faire. Je suis épuisée, et je ne sais pas pourquoi mais ça a l'air de tellement l'excitée ! Je laisse un soupir m'échappée, quand je sens sa main glisser le long de ma cuisse, pour se refuser au dessus de ma fente ? Il ne va quand même pas ... Je lui demande, un peu perdue : - Qu'est ce que tu fais ? - Oh. Rien de spécial. Dit il en passant ses doigts entre la plissure de mes grandes lèvres. Je gémis, mes mains sans que je ne sache pourquoi semblent lâcher ce qu'elles avaient en elles, pour se mettre à agripper les draps en mousseline du matelas. - Mathéo ? - Oui ma belle. - Qu'est ce que tu fais ? Lui dis-je dans un gémissement, à moitié à fleur de peau, quand je sens son index et son annulaire juste au dessus de ma fente qui est déjà pas mal sollicitée! Et pourtant, ses deux doigts ... Ils sont en train de me toucher ! Il caresse une partie de mon coprs que je ne savais pas si sensible. Une partie qui est un peu en train de me rendre folle ! Ma respiration s'accèlère j'ai tellement de mal à respirer. Je n'avais jamais ressenti ça, je me sens toute fébrile, une envie irréprésible de gémir s'empare de moi, c'est plus fort que moi ! Ce qu'il me fait, c'est juste trop ... C'est beaucoup trop ! J'en peux plus ! - Mathéo ! Arrête s'il te plaît ... - Tu es sur c'est bientôt fini ... Deux minutes et je te promets que c'est terminé - Mais ... Hann ! Je me retrouve coupée par un énième de mes gémissements ! C'est pas possible ! Qu'est ce qu'il fait sérieux ? Je n'arrive plus à réfléchir, je n'arrive plus à penser ! Je me sens sur le point d'exploser. Lors d'un dernier cri, je me sens mouillée. Mes yeux sont larmoyants et je replie mes cuisses vers mon torse, mais sa présence m'empêche de me mettre en boule. Malgré le fait que là je me sens sérieusement à ma limite, il continue, il continue d'aller et de venir. - Là c'est non ! Stop je vais mourir ! Mathéo, je te jure que je n'en peux plus, s'il te plaît... Dans un murmure, une supplique inaudible, je le supplie d'arrêter, je me sens si bien que je n'arrive même plus à m'exprimer c'est pas possible ! Qu'est ce qu'il est en train de me faire ? J'ai peur, je suis terrifiée, j'ai tellement peur, mais en même temps, je ne sais pas, il y'a ce truc là, cette petite voix qui en redemande, qui en est accro. Exaspérée, par le fait qu'il ne s'arrête pas, je ferme les yeux, me laisse aller, du moins essaie, mais quand je ressens encore cette boule étrange qui grossit dans mon ventre j'ai juste envie de lui hurler : - Fait vite ! Pitié ... J'en peux plus je te jure que je vais crever ! L'entendre grogner contre mon oreille, sentir la force avec la laquelle il compresse mon poignet, c'est juste tellement excitant ! C'est si nouveau ... On a jamais atteint un tel palier d'intimité, tout comme je ne me suis jamais sentie aussi bien et mal en même temps ! Est ce même possible de ressentir un flux d'émotions aussi contradictoires ? Je me laisse encore une fois débordée par mes gémissements, tout comme il se laisse aussi débordé par la passion qu'il éprouve pour moi. Une dernière inspiration, un soupir commun, un souffle partagée, une envie soulagée. Je peux enfin respirer ! Je lui donne une petite tape sur le haut de sa tête. - Mathéo c'était quoi ça ? Je me suis sentie mourir ! Il rit, la tête posée là sur mon ventre. - Ouais, j'y suis allé un peu fort désolé, mais m***e ! Ne me dit plus des phrases comme ça aussi... - Quoi mes phrases ? Je me plaignais parce que tu allais me tuer ! Son rire reprend de plus belle. - Je n'allais pas te tuer arrête, c'est juste que maintenant tu connais ta limite. - Ma limite ? Tu m'as ... Je me sens... Mon regard se perd sur le plafond de sa chambre. Je ne saurais pas expliquée à quel point j'ai honte, j'ai tellement honte, c'est bizarre. Tu relèves la tête vers moi, remarque peut-être que je suis perdue dans mes pensées. - Andréa ça va ? - Non ça ne va pas ! - Qu'est ce qui t'arrive ? Pourquoi j'ai l'impression de sentir de l'ennuie dans son ton de voix ? Comme si il en avait marre de m'entendre me plaindre. - J'ai aimé mais j'ai pas aimé, je me suis sentie bizarre, c'était étrange. - C'est normal tu n'es juste pas habituée à aller aussi loin, tu ne te touches pas, et ça t'a un peu surpprise que je le fasses pour toi, et tu t'es sentie débordée, c'est tout. Arrête de te mettre des complexes stupides. - Tu dis ça, mais pourtant dans la classe vous ne vous gênez pas de vous moquer de Tiffany quand elle assume qu'elle le fait. - Il y'a rien de sérieux dans ça, et puis c'est Dan qui a lancé ça depuis qu'ils se sont quittés. - Et qu'est ce qu'il me dit que tu ne vas pas parler de ce ça à tes potes si on se quitte. Apparemment en colère, tu te relèves, t'assieds sur le lit, me tire par la main que pour je sois moi aussi assise, face à toi. Tu me regardes fixement. Je crois que je t'ai rarement vu aussi énervé. - Andréa, de quoi tu parles ? Je bafouille quelque mots et tu me fais signe de me taire. - Ce qui se passe entre toi et moi, reste entre toi et moi. Tu comprends ça ? J'acquiesce, je n'ai pas vraiment envie de le contrarier mais. - Tu comprends pas. p****n, tu ne comprends pas. Je ... Je ne suis pas habituée, je me sens tellement bizarre. Je ne saurais même pas comment t'expliquer ça, juste ne refait plus ça comme ça, va y doucement s'il te plaît, c'est trop ... Tu sembles profondément touché par mes mots. Au point tel que tu te tais. - m***e ! Mathéo ne le prend pas comme ça. C'était super, vraiment trop super. C'est juste que je ne me sens pas encore à l'aise avec ma sexualité au point d'assumer autant d'un coup. Je l'embrasse, essaie de le rassurer en disant : - Le problème c'est pas vraiment toi, c'est plutôt moi, je suis désolée mais je suis tellement larguée parfois, c'était vraiment sympa juste que je n'étais pas prête, mais vraiment pas. Je suis désolée, je... Je suis désolée. Je me lève doucement du lit, je pense que je vais le laisser un peu seul. J'aurais dû la fermer en gros. Je suis trop bête ! Alors que j'étais dos à lui, je le sens me prendre dans mes bras. je le sens passer ses mains autour de mon corps, je le sens me serrer si fort que sans vraiment contrôler les paroles qui viennent de sortir de ma bouche je lui avoue : - J'ai encore mal. - Excuse moi. - ça fait pas si mal que ça tu sais. Mais vraiment, je mens comme une arracheuse de dent ! Je ne sens plus mon corps ! J'ai l'impression d'avoir passer un test de VMA c'est juste pas possible ! Je soupire. - Je ne parle pas de ça, je te parle de ce qui c'est passé, genre là maintenant. Je ne voulais pas que tu te sentes comme ça, je voulais juste que tu te sentes bien. - Mais ça été le cas. - Oui mais tu n'étais pas prête. Je ne peux pas jouer comme ça avec toi, je ne veux pas que tu aie des regrets. La sexualité c'est important et les mauvaises expériences restent. Je ne veux pas que tu te sentes comme ça. p****n ! Je suis trop bête. Je rigole dans ma barbe. Il me mord l'oreille pour se venger résultat je me mets deux fois plus à rire. C'est vraiment nul comme truc, se mordre c'est trop nulle. Progressivement, je me calme, me cale encore un peu plus dans ses bras. - Tu sais Mathéo, tu es géniale, ce n'est pas de ta faute. Ni la mienne je crois c'est juste que chaque chose ont leur temps, et que ... Voilà quoi c'est tout. Et puis je ne me sens pas traumatisée, j'étais juste surprise comme tu l'as dit, je pense. Mais c'est rien. Au fond j'ai vraiment aimé. Je te sens enfin te déstresser, et ça c'est sans prix. Seulement il eu fallut que tu gâches tout en disant : - Mes potes sont censés arriver vers 22h. 
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